Cocktail météo
Cela fait quelques années que nous n’avions pas fini la saison avec une météo aussi exécrable.
Pluie verglaçante, neige, giboulées, panne d’électricité (!)…bref, on aura tout vu et à cela, il faut ajouter l’urgence de démonter nos kiosques aux marchés pour laisser place aux commerçants de sapins de noël. Bref, la dernière semaine des paniers va nous tenir bien occupés.

Mercredi matin, aux aurores,
nous allons aussi dire au revoir aux derniers membres de notre équipe de champ qui ont hâte de retrouver leurs familles et des cieux plus cléments. Et nous, une fois les paniers livrés, nous allons aussi prendre le chemin de l’hivernation ou de l’hibernation (à votre choix) 😊…

Dans ce dernier panier,
ce sera un assortiment un peu bigarré de tous les légumes que nous avons réussi à récolter des champs : courges d’hiver, carottes, poireaux ou oignons, fines herbes, kale ou bette à carde, pommes de terre ou betteraves, choux variés, ail, etc…

Un grand merci de votre soutien durant tout l’été,
d’avoir prêt une oreille attentive aux hauts et bas du maraichage bio et de vous être adaptés aux aléas d’une saison.
Passez un bel hiver et nous reprendrons nos communications pour la saison 2026 en février prochain!
Bouquiner
La saison est sur le point de clore; alors je me suis permis une lecture ‘sérieuse’,
la première de plusieurs qui meubleront les longues journées d’hiver que j’attends avec impatience. La pile est haute mais j’ai voulu commencer avec un essai qui se rapporte encore à l’agriculture même si ses implications sont quasiment existentielles. Écrit par Olivier Christin et Guillaume Alonge en 2023, l’essai s’intitule Adam et Ève, le paradis, la viande et les légumes, titre qui me rappelle drôlement un classique truculant du cinéma, Le cuisinier, le voleur, sa femme et son amant… Le sujet est en fait bien plus sérieux car il a été central dans les grands débats théologiques qui ont opposé les protestants aux catholiques dans les premières décennies suivant la Réformation.

La question, donc : Adam et Ève, étaient-ils végétariens, voire végétaliens?
De prime abord, la question semble bien moderne au vu de la place que tient cette problématique dans les psychopathologies actuelles. Mais à l’époque, elle débute comme une querelle théologique entre hommes d’églises, réformistes contre catholiques, et est vite cooptée par des scientifiques, biologistes, médecins, qui en font un débat hautement anatomiste et donc médical.
Tout cela peut porter à sourire mais l’essai de Christin/Alonge est tout simplement passionnant et comme vous pouvez vous en douter, c’est à chacun sa réponse. Malheureusement, on ne saura jamais à 100% si Adam et Ève étaient végétariens dans le jardin d’Éden, avant la Chute, et s’ils ne sont devenus omnivores qu’une fois débarqués de l’Arche de Noé, après le déluge. 😕

Dans vos paniers, cette semaine, une sélection complètement végétarienne, comme toujours :
courge d’hiver, betterave, oignon, pommes de terre, poireau, légumes feuille, fines herbes et fenouil (petit mais goûteux).

Au plaisir de vous retrouver tous.
Tombée du rideau
Le rideau est tombé sur les marchés publics de Montréal et avec, ce qu’il restait d’estival
dans ces allées aujourd’hui dépeuplées.
Jean Talon et Atwater ne sont pas vraiment fermés mais on a érigé des murs tristes dans les parties centrales en attente de l’hiver et par là même, renvoyé sous d’autres cieux ceux qui aimaient butiner d’un kiosque à un autre, à la recherche du légume perdu…
Pour nous maraichers, adeptes déjà de grande diversité dans nos champs, notre présence dans les marchés nous démontre à quel point tous les goûts sont dans la nature et que pour chaque légume, aussi flyé soit-il, il y a preneur. De là, le plaisir de produire des variétés inusitées ou des légumes incompris.

Je profite de ces quelques lignes d’ailleurs pour saluer nos abonnés des marchés, paniers et cartes fidélité, qui
nous quitterez dans deux weekends*
et vous souhaiter un hiver paisible et bien enneigé. En attendant, il reste encore quelques légumes à récolter dans les champs pour agrémenter les derniers paniers et nos étals de fin de saison.
Dans vos paniers, cette semaine,
vous devriez avoir des courges d’hiver variées, du chou vert, des carottes, des pommes de terre, du poireau, des feuilles variées, des fines herbes et de l’ail.


Au plaisir de vous retrouver tous.
* NB: notre dernier jour de marché sera dimanche le 9 novembre
La fin approche
Si pour certains d’entre vous, la semaine s’annonce un peu triste au vu des pluies et des ciels gris que l’on prévoit, pour le maraicher, toute averse ou ondée sera la bienvenue.
Oui, ce sera sympathique de pouvoir compter sur ces pluies pour arroser les quelques légumes qui trainent encore dans les champs mais là n’est pas mon propos. Les nappes phréatiques doivent se refaire car jusqu’à maintenant, les étangs sont encore vides et il nous faudra plusieurs semaines comme celles-ci pour commencer à leur redonner vie. En fait, la fenêtre des possibles est bien étroite car le seul mois où les sols seront encore réceptifs à toute pluie sera novembre et après, les froids seront mordants et les sols de plus en plus gelés.

L’autre espoir sur lequel compte beaucoup le maraîcher est la neige,
beaucoup de neige qui, en s’accumulant durant l’hiver, agira comme le compte épargne de nos champs quand arrivera le temps des fontes printanières. À chaque chose son temps, je commencerai par les ciels gris…
Dans les paniers :
courges d’hiver variées, chou chinois, pomme de terre ou betterave, rutabaga ou céleri rave, légumes feuilles variées, fines herbes et plus…


Au plaisir de vous retrouver tous.
Action de grâce
S’est installé à la ferme un voile automnal, tout en ocre et en teintes brunâtres.
Verlaine l’a mieux formulé mais n’est pas Verlaine qui veut 😊 (« …les sanglots longs des violons de l’automne…»). Chaque année, je décide à quel moment se trouve le point de bascule, celui qui indique que l’on peut dire adieu au bel été que nous avons eu – et c’est mon sentiment qu’en ce lundi de l’Action de grâce, il tombe à point pour souligner cette fête des récoltes et les épanchements de gratitude qui s’ensuivent.

À quelques semaines de la fin de la saison, les champs disent bien leur envie d’aller se reposer après des mois de travail acharné.
Et nous aussi, nous faisons le nécessaire pour les préparer aux rigueurs de l’hiver avec un hersage ici et un semis d’engrais verts par là. De plus, soulagement général, car nous avons réussi à planter tout l’ail de la saison prochaine. Nous avons profité du temps clément qu’il a fait dernièrement pour le faire dans des conditions optimales, c’est-à-dire dans un sol meuble et pas trop sec. L’ail développera ses racines durant quelques semaines, fera ses réserves d’énergie pour affronter les gels hivernaux pour apparaitre de façon primesautière au printemps.
Dans les paniers, le retour de l’été
mais en demi-teinte,
la tomate verte que nous avons récolté aujourd’hui et qui ne murira plus. Apprêtez-la de plusieurs façons, que cela soit le classique Green Fried Tomatoes, les chutneys variés ou en marinade. Il y aura aussi des courges d’hiver, des oignons, des poireaux, des légumes feuilles variées, des pommes de terre et/ou autre légumes racines.


Au plaisir de vous retrouver tous.
Octobre & Voltaire
Alors que nous fêterons dans quelques jours notre Action de grâce bien canadienne,
j’ai pensé qu’un petit détour par Ferney ne nous ferait pas de mal,
Ferney où Voltaire passa les dernières 20 années de sa vie à cultiver un intérêt certain pour l’agriculture et l’artisanat. On le connaissait pamphlétiste, philosophe, homme d’affaires mais agriculteur? Eh bien, oui.

L’homme a touché à tout et depuis son domaine français aux abords de la Suisse,
il s’est intéressé aux différentes méthodes
agricoles améliorant la productivité aux champs,
se targuant même de labourer lui-même certains de ses champs et d’être à la fine pointe de la technologie agricole, se portant acquéreur du nec plus ultra de l’époque, une charrue à semoir…
S’il avait été notre contemporain,
il aurait été un fervent défenseur de la
révolution verte, méfaits inclus.
Mais on ne peut pas blâmer l’homme des Lumières, le chantre de la raison et de l’action, car il lui manquait de nouvelles connaissances agronomiques; peut-être aurait-il renié l’usage de la charrue s’il avait été conscient des effets délétères de cet outil sur la santé des sols.


Environnement Canada annonce une fin de semaine fraîche, occasion parfaite pour des légumes racines et des potages. Dans le panier donc :
courges d’hiver variées, rutabagas, carottes ou betteraves, pommes de terre, céleri-rave, chou chinois ou chou vert, ail, fines herbes et un légume feuille.

Au plaisir de vous retrouver tous.
De l’opéra? Des légumes?
Quelle est la relation entre le Don Giovanni
de Mozart et le maraîchage?
Rien vraiment si ce n’est que c’est un de mes opéras préférés et qu’on le présente actuellement à l’Opéra de Montréal. N’eût-été l’horaire encore chargé de ces maraîchers, vous nous auriez retrouvés dans cet antre gigantesque qu’est la salle Wilfrid Pelletier, espace musical que l’on adore détester pour ses qualités sonores plus que douteuses.
La musique est sublime, les arias démoniaques, le libretto enlevant et que dire des thèmes abordés…
Car ce Don Giovanni croupirait aujourd’hui dans une prison fédérale canadienne au vu de ses agissements auprès de la gente féminine, catalogue leporellien au poing…
O tempora, O mores!
* Photo by Vivien Gaumond / Opéra de Montréal


Mais le moment le plus émouvant de l’opéra se situe quand le séducteur fait face au Commandeur qu’il a tué dans une scène précédente et qui l’invite à se repentir.
Refus du séducteur bien sûr et conséquemment, une place bien au chaud en enfer ou au…purgatoire, Da Ponte n’en dit rien. Je n’ai pas le temps de m’éterniser sur cette question mais Mozart n’aurait pas pu laisser ce Don Giovanni s’en sortir aussi facilement. Comme toute fin hollywoodienne, le Bien doit l’emporter sur le Mal…
* Photo by Vivien Gaumond / Opéra de Montréal

Dans les paniers cette semaine :
poivrons, chou ou chou chinois, daikon, betterave ou carotte, courge d’hiver, oignon rouge, poireau, fines herbes et autres légumes non encore identifiés.

Au plaisir de vous retrouver tous.
Premiers gels d’automne
Deux nuits de gel à la ferme, cette fin de semaine, ont réglé bien
des maux de tête à ce maraîcher.
Du côté des légumes d’abord où les solanacées et autres légumes à la carapace fragile ont rendu l’âme sans arrière-pensée et ensuite chez la mauvaise herbe annuelle qui a trouvé qu’elle avait sévi suffisamment cet été pour ne plus poursuivre son œuvre de nuisance.

Si le premier état de fait est bien triste
même si anticipé,
je suis toujours heureux de l’apparition des premiers gels et de leurs conséquences sur la mauvaise herbe, agissant un peu comme les séparateurs du bon grain de l’ivraie. Ne restent dans les champs que les plus coriaces ou résistantes plantes de la nature, celles pour qui un petit -1 ne rebute aucunement. Bref, le darwinisme à son état pur…
Gels à part, nous poursuivons le nettoyage des champs et les semis d’engrais verts d’automne,
certaines parcelles en avoine, d’autres en seigle, histoire de s’assurer que pratiquement rien ne restera à nu quand la bise sera venue!


Dans les paniers, cette semaine :
la courge delicata, des poivrons, de la pomme de terre, du céleri-rave, des légumes feuilles variés et des légumes racines d’hiver non encore choisis.

Au plaisir de vous retrouver.
Mi-saison
La saison des paniers et des marchés est plus qu’à moitié entamée.
J’ai pensé vous donner une petite idée des choses à venir et aussi des légumes que vous risquez de trouver dans vos paniers 😊…
Après cette semaine, il restera 7 fins de semaine de marché et 8 livraisons de légumes du mercredi-jeudi d’ici la fin (les 12-13 novembre). Je dis cela pour rappeler à ceux et celles qui ont pris des vacances et qui ont des paniers doubles à rattraper qu’il serait temps de commencer à les récupérer. N’attendez pas la fin de la saison car se farcir trois paniers doubles sur les trois dernières semaines relève de gageure…

Nous avons pratiquement fini
la livraison des tomates italiennes
et nous nous préparons à passer à celle de l’ail qui se fera très probablement durant la semaine du 29 septembre. Un courriel vous sera envoyé pour confirmer la livraison.
Dans les champs, on passe aussi
en mode automnal.
Exit les tomates et les aubergines, bienvenue aux légumes racines et à la courge d’hiver. Ne soyez pas surpris si vous notez une concentration de courges spaghetti au cours des deux prochaines semaines, la raison principale étant que celles-ci ont une période d’entreposage limitée, bien moins longue que les musquées, poivrées et autres courges de ce monde. Vous verrez aussi très bientôt le céleri-rave, le rutabaga et le radis daikon, agrémentés de façon régulière avec la pomme de terre, le poireau et la carotte. Bref, le soleil semble resplendissant dans les cieux mais dans les champs, c’est pleins feux sur l’automne.


Dans les paniers, cette semaine :
courge d’hiver, radis ou navet, carotte, poivrons, poireau, légume feuille, fines herbes, oignons et autres…

Au plaisir de vous retrouver.
En pente descendante
La saison est en pente descendante et j’en suis bien aise.
Je le sais car cette fin de semaine, nous avons planté les derniers plateaux de légumes de l’été, des légumes feuilles et encore plus de légumes feuilles. J’exagère un peu car j’ai bon espoir de pouvoir encore semer d’ici quelques jours les derniers radis promis aux paniers. Mais là, c’est le tracteur qui entre en jeu et son semoir ventral.
Par contre, en ce début de septembre,
nos énergies seront accaparées
par un exercice fondamental
à la santé des sols
et je parle ici de la préparation des champs déjà cultivés qui attendent depuis quelque temps que l’on s’occupe d’eux : nettoyage, hersage, semis d’engrais vert et repos. Sans entrer dans trop de détails, sachez que le gros des champs sont déjà prêts pour les cultures de l’an prochain.


Ce qu’il reste maintenant sont ces champs cultivés plus tôt cette année
et qui aimeraient un respectable apport de fertilisation azotée avant le début de l’automne. Il faudra faire vite, les deux prochaines semaines disons, afin de s’assurer que les semis d’avoine ou de seigle germeront rapidement et formeront une couverture plus que respectable avant les effets délétères de nos froids perçants, tout cela bien sûr alors que le ballet des récoltes bat encore son plein.

Dans les paniers, cette semaine :
courge d’hiver variée, pommes de terre, poivrons, tomates, betteraves, laitue variée, kale ou bette à carde, fines herbes variées et plus.

À très bientôt.
Une semaine radieuse
La semaine s’annonce radieuse et sous les auspices de la courge d’hiver.
Nous aimons bien cette cucurbitacée aux Jardins d’Arlington. Tout d’abord parce qu’elle annonce une forme de compte à rebours, un semblant de début d’automne même si nous savons maintenant qu’il ne faut jamais se fier à l’épiphénomène qu’a été la journée du samedi passé, une véritable journée automnale, frisquette et pluvieuse de surcroît. Nous l’aimons aussi car elle vient ajouter de la couleur et de nouvelles saveurs aux paniers. De la spaghetti que vous aurez dans vos paniers cette semaine à la musquée que vous aurez en fin de saison, vous découvrirez toute une variété de courges aux saveurs particulières et au taux de brix changeant.

En attendant, il faudra d’abord les récolter,
les laisser mûrir au champ et dans nos granges et ensuite les entreposer dans de grosses bennes à légumes dans notre entrepôt. Comme nous offrirons des courges pratiquement chaque semaine, sachez qu’à une ou deux exceptions près, elles se conservent très bien dans un endroit sec de la maison.
Dans les paniers cette semaine,
l’été se poursuit avec une petite incursion du côté de l’automne :
courge spaghetti, tomate, aubergine,
poivron, ail, poireau d’été, oignons, légume feuille, fines herbes et plus.


We look forward to seeing you all again.
Le Rwanda, la Dalmatie, Hidlegarde et le pyrèthre…
Vous allez vous demander pourquoi le Rwanda, la Dalmatie, Hildegarde de Bingen et le pyrèthre se retrouvent dans un même paragraphe
mais suivez le fil.

Je jasais avec une abonnée aux paniers bio de son récent voyage au pays des mille collines
quand elle me montra des photos de champs remplis de cette plante à fleurs blanches et jaunes, aux vertus supposément curatives et dont la saveur des racines une fois séchées et écrasées rappellerait la réglisse.

Hildegarde de Bingen, de son Rhin natal, disait déjà un très grand bien de cette plante
qu’elle avait analysée et utilisée dans ses écrits sur la botanique et la médecine.

Mais ce qui a piqué le plus ma curiosité est que le pyrèthre est aussi utilisé dans un des pesticides naturels le plus prescrits en agriculture biologique,
sous une forme concentrée, les pyréthrines et que l’on applique à la ferme pour combattre surtout les altises, ennemi numéro un de la famille des brassicacées. Par contre, le pyrèthre utilisé comme insecticide n’est pas africain mais dalmatien, région géographique longeant la côte sud-est de la mer adriatique, une variété ressemblant à sa cousine africaine mais ne partageant pas ses capacités guérissantes.
Bref, tout est dans tout…
Dans les paniers cette semaine,
melon varié, aubergine, concombre, carotte, légumes feuilles variées, tomate, poivron et autres légumes non encore identifiés.

Au plaisir de vous retrouver.
Une catastrophe évitée de justesse
Je serai bref avec les nouvelles de la ferme
car je dois laisser un peu de place pour les offres de tomates italiennes et d’ail de conservation qui s’en viennent rapidement.
D’abord, le compresseur de notre chambre froide principale nous a lâché à 17h15 exactement, vendredi dernier.
Branle-bas de combat, appels frénétiques à un ami maraîcher voisin dont la générosité est sans commune mesure, déménagement de tous nos légumes dans sa ‘très grande’ chambre froide tard en soirée et autre appel aujourd’hui à mon frigoriste habituel qui me promet un nouveau compresseur d’ici demain soir. Fiou.


Autre nouvelle de la ferme :
il a plu un bon deux heures ce dimanche, assez pour humecter les champs, pas assez pour redorer les étangs. Mais je ne ferai pas la fine bouche car on annoncerait plus de précipitations cette semaine. 🤞
J’en viens donc à nos offres estivales de tomates italiennes pour vos conserves et d’ail de conservation pour vos besoins hivernaux.
Les récoltes de tomates italiennes vont débuter ces prochains jours et si vous aimez faire vos propres conserves de sauce tomate pour l’hiver, cette offre pourrait vous intéresser. Les livraisons de tomates italiennes commenceront la semaine prochaine – en demi-boisseaux de 20 livres pour 35 dollars – et nous prendrons aussi vos commandes d’ail de conservation, livrées en septembre par contre, à raison de 30 dollars le kilo.



Au plaisir de vous retrouver tous.
Défendre & protéger
De quoi développer toute une névrose!
Un tour des champs ce matin me fait penser à quel point le maraîchage diversifié est affaire de positionnement défensif et de mécanismes de protection.

Si les bleuets, si délicieux et sucrés, sont présents dans vos paniers,
c’est en partie grâce aux filets anti-oiseaux qui les protègent de la rapacité des oiseaux. Si le kale et la bette à carde et autres brassicacées ne sont pas trop piqués, c’est parce que nous les laissons croître sous des filets anti-insectes d’une maille particulière, loin de la voracité des altises. Il en est de même des courgettes, des concombres et de toute la famille des cucurbitacées, courges d’hiver, melons et pastèques inclus, pour qui un autre type de filet anti-insecte, plus opaque, doit être installé, sans quoi, ce seraient les chrysomèles qui leur feraient la fête…Et que dire du maïs sucré pour lequel nous déployons les grands moyens, des clôtures électriques branchées directement aux boîtiers électriques de la ferme et qui servent un 110 volts bien juteux aux ratons laveurs trop curieux… Ce maraîcher a en tout cas bien hâte à l’automne car c’est la seule période de la saison où, les insectes et oiseaux se faisant plus rares, il n’est plus nécessaire de mettre des filets sur toutes les plantations.

Dans le panier cette semaine,
pastèque ou cantaloup, carottes, courgettes, tomate, aubergine, laitue, fines herbes et autres légumes non encore identifiés.
Nous pensions mettre du maïs mais la prochaine variété n’est pas encore prête à être cueillie. Par contre, nous allons vous proposer nos fameux jalapeños, surprise de l’été (🙄), et pour lesquels je vous soumets la recette suivante intitulée en bon vieux anglais, Jalapeño Poppers : le piment coupé en deux (sans les graines), un mélange crémeux type ricotta et/ou Philadelphie, du fromage cheddar ou autre pour augmenter les saveurs, de la ciboulette ou des oignons hachés bien fin, de la panure pour le croustillant, le tout enfourné pendant une vingtaine de minutes à 400 degrés Fahrenheit.

Au plaisir de vous retrouver!
Ressource rare
Je pensais écrire une communication sur les différences entre les serres froides et nos tunnels chenilles mais j’ai vite déchanté en faisant mon tour des champs ce matin.
La sécheresse des dernières semaines a finalement eu ses effets délétères sur nos étangs et au moment où j’écris ces lignes, nous sommes en train de mettre en place les nouveaux conduits qui iront alimenter ces points d’eau et par extension, nos assoiffés légumes.

Les images valent mille mots
et celles de nos étangs, prises ce matin, sont sans ambages. Le premier étang n’en a que pour deux ou trois jours et le deuxième, pour un maximum d’une semaine.
Sous d’autres circonstances, tout ceci aurait été bien stressant pour n’importe quel maraîcher –
mais pas aux Jardins d’Arlington, la chanceuse, jouissant de la présence d’un joli cours d’eau, doté du nom hautement original de ‘embranchement nord de la rivière aux brochets’, poisson qui a peut-être existé dans des temps préhistoriques mais plus qu’absent aujourd’hui…


La situation a suscité un branle-bas
de combat à la ferme
car il a fallu dénicher dans les entrailles de nos granges des tuyaux capables de transporter l’eau de la rivière afin de nourrir un des deux étangs pour ensuite reconfigurer notre système d’irrigation et repartir les tuyaux goutte à goutte à tous nos plants. Bref, ce n’était pas tout à fait le début de semaine que j’escomptais mais chaque semaine amène son lot de surprises…
Dans le panier cette semaine :
aubergines, chou, laitue, concombres, courgettes, bleuets, maïs, tomates, et fines herbes. J’ai l’habitude de débuter la saison des poivrons avec des variétés dites vertes mais ce ne sera pas le cas cette année. Mon fournisseur habituel de semences de la variété Cubanelle, un vrai délice, nous a envoyé un sachet de graines qui s’est avéré être du sympathique mais bien piquant Jalapeño, 300 plants (!!!) bien installés dans nos champs. J’en apporterai bien sûr mais vous allez devoir patienter un peu plus avant l’arrivée des poivrons de couleur (rouges et jaunes), en maturité vers la fin du mois d’août.


À très bientôt!
Art et légumes d’été
J’apprends dans les Internet que la célèbre toile de J.F. Millet, l’Angélus, habituellement
au Musée d’Orsay, sera exposée pendant quelques mois au National Gallery de Londres,
tout cela dans le cadre d’un réchauffement anglo-français, comme dans le bon vieux temps des alliances européennes. Je ne vous dirai pas mon admiration pour ce peintre du 19ième siècle, qui débute sa carrière artistique dans la fioriture mythologique et la ‘chair nue’ pour découvrir sa véritable vocation, au milieu du siècle, en tant que peintre quasi réaliste, portant une attention particulière à la vie paysanne et à ses arduités.

L’Angélus est un moment délicieusement mystique dans la journée de labeur du couple
mais les Glaneuses, les Planteurs de pommes de terre ou le Semeur sont autant de moments de la vie paysanne, croqués sur le vif, qui attestent de la portée politique de l’art du peintre. Il y aurait tellement à dire sur Millet et sa peinture mais cette communication n’est pas vraiment faite pour cela…

Dans le panier, cette semaine, un vrai début d’été :
concombres, courgettes, les premières carottes, kales variés, bleuets, les premières tomates, fines herbes variées et d’autres légumes non encore identifiés.

Au plaisir de vous retrouver tous.
Rattrapage
La semaine dernière a été salutaire pour la ferme car elle nous a permis
de prendre le dessus sur plusieurs fronts.
Nous l’avions commencée en allant planter tous ces plateaux qui attendaient patiemment leur tour, laitues, betteraves, choux, navets, roquettes et j’en passe. S’en est suivie la gestion de la mauvaise herbe où il a fallu tondre tous les entre-rangs et quand nécessaire, le désherbage dans les rangs de plusieurs types de légumes incapables de compétitionner avec le fameux adversaire.

Et dans les activités dites varia,
j’enchaînerais avec la pose des clôtures électriques autour de la parcelle de maïs mais aussi celle des légumes feuilles, et la gestion des filets anti-insectes qu’il fallait retirer car les plants en dessous étaient en fleurs et avaient besoin d’être pollinisés, les courges d’hiver en particulier.
Bref, jeudi matin est vite arrivé et il a fallu, sur un quatre sous, se mettre en mode marchés
et commencer à préparer les récoltes de la fin de semaine. Il reste encore de nouveaux plateaux à planter et d’autres parcelles à désherber mais le plus urgent a été accompli et c’est cela qui compte.


Dans le panier cette semaine, l’élément phare, le bleuet.
Lui aussi nous donne du fil à retordre chaque année car les appétits sont voraces et sans protection, c’est-à-dire sans filets anti-oiseaux, vous n’en auriez pas dans vos paniers. Nous avons été choyés par une bonne pluviométrie car les bleuets sont bien dodus cette année, à l’inverse des fraises qui, à cause des pluies diluviennes de mai, l’ont trouvé moins drôle. Au-delà du bleuet, nous poursuivrons avec les courgettes, le fenouil, le kale et/ou la bette à carde, des fines herbes et d’autres légumes non encore identifiés.

Au plaisir de vous retrouver tous.
Mi-juillet intense
La semaine va être intense car il y a accumulation
des tâches à la ferme :
grosses plantations des légumes d’automne (oui, déjà!), désherbage massif de plusieurs parcelles dont celle des carottes, la hantise des maraîchers, tout cela sans oublier qu’il faut récolter tout ce qui est arrivé à maturité. Depuis que l’on fait ce métier, ces mi-juillet se ressemblent tous, intenses et effrayants à la fois et où le fermier se demande comment il va faire pour passer à travers. La bonne nouvelle est qu’il n’y aura pas canicule et qu’il va aussi pleuvoir ici et là, ce qui nous sauvera d’une irrigation ou deux.

Dans les paniers, un début de vrais légumes d’été,
la courgette en particulier qui a finalement daigné se pointer, elle qui a souffert de la froidure du mois de mai. Idem pour les concombres qui ont aussi finalement commencé à donner des fruits. À ceux-là, on ajoutera de la bette à carde, des laitues variées, du haricot, de la fleur d’ail, du chou chinois et un ou deux autres légumes non encore identifiés.

Sur ce, je vous salue et au plaisir de vous retrouver cette fin de semaine.
Travail à la ferme, travail noble
Mercredi, aux aurores, nous irons chercher à Dorval le
sixième élément de notre contingent aux champs.
Deux mois que nous l’attendions ce monsieur, comme attendent certains peuples leur messie. Des tracas administratifs ont retardé son arrivée à la ferme mais la bureaucratie s’est dépassée et nous aurons le plaisir de l’accueillir les bras ouverts et le chéquier généreux. Le ton est badin mais je soulève ici la problématique majeure dans laquelle se dépêtrent la plupart des fermes au Canada : qui veut encore travailler dans nos champs et le pays sera-t-il un jour capable de trouver en son sein les ressources humaines nécessaires pour le bon fonctionnement de nos entreprises?

Le métier est difficile, harassant, les journées longues et la paie tout juste correcte.
Je ne lance pas un débat sur la question agricole, le temps n’est pas à l’avenant, j’ajoute tout simplement une petite bribe d’information à la longue liste des doléances…
Ceci dit, le métier est noble, le plaisir de voir les légumes pousser est intact, la proximité avec la nature revigorante et l’équipe de travail actuelle est d’une efficacité redoutable.

Malgré tout cela, il n’y aura pas de miracle dans les champs pour les cucurbitacées :
les courgettes et les concombres sont en retard, les melons commencent juste à prendre du mieux et les solanacées sont enfin en mode floral. Heureusement que les légumes feuilles et les brassicacées ont su profiter d’une température faite pour eux, fraîcheur, fraîcheur et plus de fraîcheur.
Dans les paniers cette semaine :
kale (chou frisé), laitues, fleur d’ail, fines herbes variées, fenouil, chou vert ou chou chinois, oignons verts et plus.
PS: voir la section Recettes de notre site web où nous offrons quelques références générales, ainsi que les liens ci-haut vers les légumes de la semaine en particulier.where we offer a few general references, in addition to the links to the week’s vegetables above.


Au plaisir de vous retrouver tous.
Parti en fou
Tout est parti en fou dans les champs.
Rien de tel que des températures au-dessus des normales pour susciter ce genre d’engouement. À cela il faut ajouter des pluies conséquentes et c’est à qui allait dépasser l’autre.

Si un excès de croissance est baume au cœur pour ce maraîcher,
il risque de le payer cher car la mauvaise herbe s’est mise de la partie et il va falloir procéder à des arbitrages : je tuteure les tomates d’abord ou je retire le galinsoga des carottes? Je nettoie le doryphore dans l’aubergine ou je désherbe la parcelle de fines herbes?
Tous demandent notre attention immédiate mais le maraîcher devra faire son tri,
comme l’infirmière de service dans une salle d’urgence de la province… Qu’à cela ne tienne, chaque chose en son temps et éventuellement tous ces légumes seront traités avec le respect qui leur est dû.


Nous profitons de cette communication
pour vous informer que la saison des marchés débutera le vendredi 4 juillet
et voulons souhaiter la bienvenue aux abonnés des marchés Atwater et Jean Talon, paniers et cartes fidélité prépayés inclus. La pression a augmenté d’un cran à la ferme car en deux à trois jours, nous devons installer nos tentes et nos étals afin d’être fin prêts pour recevoir abonnés et clients cette fin de semaine.
En attendant, il y a beaucoup de légumes à récolter et je m’attends à voir la configuration suivante dans vos paniers :
fenouil, laitues, kale (choux frisés) ou bette à carde, fines herbes variées, fleur d’ail, escarole ou chicorée, chou ou chou chinois, pois mange-tout et plus.
PS: voir la section Recettes de notre site web où nous offrons quelques références générales, ainsi que les liens ci-haut vers les légumes de la semaine en particulier.


Hâte de vous retrouver tous.
De canicules, Virgile & légumes
J’écris ces lignes alors que nous abordons la première canicule de la saison.
Je ne serai pas catastrophique; on en verra deux ou trois durant l’été et elles ne durent pas longtemps si le passé…est garant de l’avenir. Je ne ferai pas de tour de champ avec vous. Je préfère évoquer Virgile, ce poète de l’Antiquité, qui, dans ses Géorgiques, a été probablement le premier à aborder les grandes questions du monde agricole et de l’écologie moderne. Il le fait alors que Rome fait face à une des pires crises politiques du dernier siècle avant JC et il compose ce recueil de poèmes lyriques et didactiques appelant de ses vœux à un retour à la terre, une valorisation du travail agricole, une plus grande connivence avec le monde animal et la recherche d’une véritable symbiose entre l’homme et la nature.

Virgile, hérault du monde moderne et du Moyen-âge!
Après tout, c’est bien lui que Dante a choisi pour visiter les bas-fonds de notre monde. Si je suis sensible à ce qu’il dit, ce n’est pas tant pour la justesse de ses propos agricoles, assez tributaires de la connaissance scientifique du moment, mais plus en hommage au visionnaire qu’il a été et à l’appel qu’il lance à ses concitoyens. Le relire aujourd’hui est pratiquement un geste politique…

Le panier de la semaine 3 est encore assez feuillu mais commence à se diversifier :
laitues variées, kales (choux frisés) variés, fleur d’ail, bok choi, navets ou betteraves, pois mange-tout, fraises et plus.
PS: voir la section Recettes de notre site web où nous offrons quelques références générales, ainsi que les liens ci-haut vers les légumes de la semaine en particulier.

Joyeuse fête de la St-Jean et au plaisir de vous retrouver bientôt.
Temps sec
On l’attendait cette semaine avec impatience et elle nous a comblés au-delà des attentes.
Sèche comme une brindille de foin perdue dans la canicule manitobaine, elle nous a permis de rattraper le temps perdu, déménager et réinstaller nos tunnels chenilles abritant nos solanacées, planter nos courges d’hiver et bien d’autres légumes, désherber les premières carottes et les oignons et je vous fais grâce des menus détails qui jalonnent les folles journées des maraîchers.

Je ne dis pas que tout est sous contrôle
mais on s’en approche.
Tout se joue entre juin et juillet, les deux mois charnière de toute ferme maraîchère, car tout doit aller au champ, vite et bien, sous l’œil attentif de la mauvaise herbe qui attend chaque moment d’inattention de notre part pour reprendre ses droits. Que de batailles avons-nous perdu avec celle-ci mais cette histoire, je la réserverai pour une autre fois…

Le panier de cette semaine sera similaire au précédent,
assez feuillu, en attendant que les courgettes, les concombres et autres légumes sonnants et trébuchants arrivent à maturité. Assurez-vous de vider vos frigos car les feuilles de kale et de bette à carde viennent en format extra large…Mais il y aura aussi du bok choi, des choux-rave, de la betterave et selon les points de livraison, des radis ou du navet, et plus. On pensait pouvoir vous offrir de la fleur d’ail mais elle n’était pas vraiment prête et les fraises de Diversibio devront aussi attendre, la saison étant assez décevante selon mon ami Mathieu.
Dans tous les cas, voir la section Recettes de notre site web où nous offrons quelques références générales, ainsi que les liens ci-haut vers les légumes de la semaine en particulier.

Au plaisir de vous retrouver bientôt.
Post Scriptum
En parlant de frigos, pour l’entreposage de tous ces beaux
légumes dans des conditions optimales, on vous invite
à lire nos suggestions dans l’article de notre blogue du

Montagnes russes
On n’y croyait plus, tellement le mois de mai avait été frais et pluvieux.
Allait-on pouvoir rentrer dans les champs, planter à temps, le soleil et la chaleur allaient-ils être au rendez-vous? Bref, ce sont toutes des questions que nous nous sommes posées au fil des semaines en nous demandant de quoi allaient avoir l’air ces premiers paniers de la saison.
Mais la nature est ainsi faite qu’une séquence désespérante serait sans doute suivie par des embellies permettant un certain rattrapage dans la croissance des légumes.
Nous avons par contre souffert quelques pertes du côté des cucurbitacées à cause des sols froids et des excès de pluie et il est bien possible que les concombres et les courgettes arrivent avec une à deux semaines de retard. Ce ne sera pas le cas des légumes feuilles pour qui cette froidure a été un cadeau des dieux – ils seront bien présents dans ce premier panier.


Même si Environnement Canada, ma source sacrée d’information météo,
semble indiquer un été en dents de scie, hésitant entre la mouillure totale et de beaux passages chauds, nous allons tous prier pour le retour du ‘bon sens’ climatique… En attendant, nous avons hâte de vous retrouver dans les différents points de livraison en quartier de 16h à 19h mercredi, 11 juin et jeudi, 12 juin.

Dans les paniers :
(voir la section Recettes de notre site web où nous offrons quelques références générales, ainsi que les liens ci-dessous vers certains légumes/fruits en particulier)
laitues, radis, chou-rave, roquette, verdure asiatique, navets, épinards, coriandre et plus. N’oubliez pas de venir avec vos sacs pour transférer vos légumes. Et à ceux qui se sont inscrits aux pains (et autres douceurs) bio de Capitaine Levain, nous vous les apporterons aussi à compter de cette semaine.

À très bientôt.
Enfin mai
On commençait à s’inquiéter.
Déjà les premiers jours de mai et rien dans le ciel qui pouvait ressembler à une accalmie. De la pluie, de la grisaille et encore plus de pluie. On s’en allait vers un début de printemps comme les agriculteurs ne les aiment pas, mouillé, bouetteux, problématique. Mais les dieux ne l’ont pas voulu ainsi et nous gratifient ici et là des jours de répit, deux à trois jours de temps sec, juste assez pour assécher superficiellement les champs et laisser nos tracteurs fouler une terre qui aurait tout de même voulu contenir nos élans.

Au moment où j’écris ces lignes,
les quelques parcelles qui accueilleront nos primeurs ont déjà été hersées, fertilisées, semées ou transplantées. Mais il s’en faut toujours de peu car on annonce encore des météos instables, en dents de scie, averses ici et temps maussade par là. Qu’à cela ne tienne, on nous promet notre première ‘canicule’ et l’occasion de sauver les ‘premiers’ meubles!
Les inscriptions se poursuivent bien
et nous arrivons tranquillement à nos objectifs pour la saison. Il reste encore quelques places à combler et nous vous invitons à vous inscrire au plus vite si ce n’est pas déjà fait (et à inviter famille, amis et collègues à faire de même) car le temps file et dans quatre semaines arriveront les premiers paniers bio avec leur lot de légumes feuilles bien charnus et des premières fraises de saison, gentillesse de nos amis chez DiversiBio (nous cultivons nos propres bleuets mais ne faisons pas de fraises).


Sur ce, bon début de printemps et au plaisir de vous retrouver très bientôt.
Déjà avril
La serre à semis est au deux tiers pleine et déjà pointent
à travers le terreau les semences semées ces derniers temps.
Oignons, poireaux, poivrons, aubergines, laitues, fines herbes, brassicacées, chacun y va à sa vitesse, certaines ne paraîtront pas avant une vingtaine de jours (persil ou livèche), d’autres bien plus impatientes cherchent déjà la lumière du jour. Qu’importe la vitesse, en autant que réussisse leur germination…

Il fait par contre encore frais voire assez gris et les fournaises fonctionnent à plein régime.
Dans la serre à semis où tout est contrôlé, la météo ne dérange aucunement ce maraîcher mais dans les champs, le pronostic est à nuancer : ondées fréquentes, sols froids gorgés d’eau, et même l’ail qui a pointé depuis belle lurette fait du surplace. On sait que le printemps est à nos portes et qu’il faut juste une petite hausse des températures et quelques jours d’ensoleillement pour redonner vie (microbienne) à ces parcelles. Hâte d’y être!
Les inscriptions se poursuivent tranquillement et nous avons
atteint 50% de notre objectif
en ce début d’avril.
Afin de bien planifier la saison, nous apprécions les inscriptions hâtives et vous invitons à ne pas attendre trop longtemps pour vous inscrire. N’oubliez pas de regarder l’offre en pains au levain (biologiques) de notre voisin Capitaine Levain, ici à Stanbridge East.


Au plaisir de vous retrouver tous cet été.
Nouvelle année, nouvelle saison
Nous espérons que vous avez passé un bel hiver et que vous attendez comme nous le passage à un temps plus clément pour ne pas dire totalement estival.

Nous avons le plaisir de vous annoncer le début de la saison des cultures et l’ouverture des inscriptions aux paniers bio – ainsi qu’aux cartes de marché ‘fidélité’ – de l’été 2025.
Nous avons mis à profit les journées froides et bien enneigées d’un véritable hiver québécois pour faire le plein d’énergie et mettre à jour nos plans de production et nos systèmes informatiques. Il ne reste plus qu’à attendre les derniers jours de mars pour partir les fournaises et commencer à planter nos semences dans notre serre à semis.
Le début de la saison des paniers de quartier et à la ferme est prévu pour
le mercredi 11 juin,
alors que celui des paniers de marché et des cartes de ‘fidélité’ prépayées sera pour le vendredi 4 juillet.
La saison finira début novembre avec une dernière journée de marché le dimanche 9 novembre et les dernières livraisons de paniers de quartier les 12 et 13 novembre.


La diversité, la quantité et la qualité de nos légumes et fruits biologiques sera comme toujours au rendez-vous.
De fait, nous avons parcouru nos catalogues de semences pour dénicher ici et là des variétés nouvelles qui iront dans nos champs cet été. Je pense particulièrement aux courges d’hiver, à la pastèque, aux laitues et à la tomate. Nous voulons aussi offrir une plus grande variété de fines herbes en proposant quatre à cinq variétés au choix au moment de la livraison des paniers et en bonifiant notre offre de fines herbes au marché. L’été chaud de l’an dernier a été particulièrement propice pour les cantaloups et les pastèques et si l’été qui s’en vient s’avère aussi clément, nous devrions pouvoir vous en offrir pendant quatre semaines, durant le mois d’août et début septembre. Nous pensons même augmenter notre production de maïs sucré afin que vous puissiez en avoir pendant quatre à cinq semaines.
J’attire votre attention sur le retour
des pains bio de nos amis au Capitaine Levain.
Ils les préparent le matin même de votre livraison et nous vous les livrons en après-midi pratiquement chauds!*
*sauf dans nos points de livraison en marché, les horaires de boulange du Capitaine Levain ne concordant pas avec nos horaires de marché


On espère vous voir revenir en grand nombre à l’aube de cette 16e saison de la ferme !
Au plaisir de vous retrouver tous
dans quelques mois.


























