La récolte des courges

On a récolté les dernières courges aujourd’hui. De belles courges musquées (butternut), ramassées au coucher du soleil et se reposant maintenant dans notre serre à semis vide de ses transplants. Cela ne fut jamais le cas auparavant, nous qui pensions qu’il fallait aborder la récolte des courges comme l’armée d’Alexandre devant les innombrables troupes du roi Darius. Non, cette fois-ci, nous avons choisi de diviser pour régner, la spaghetti ici, la delicata là, pour finir par la reine des reines, la musquée, que tout le monde connaît et qui réchauffera vos soirées automnales. La récolte des courges, c’est un jalon dans la saison d’une ferme, le signal que l’été est sur le point de clore, l’invitation à repenser son menu, rebrasser ses recettes et faire face à l’inévitable.

Récoltes abondantes

L’ail est récolté depuis fin juillet (il sèche tranquillement dans notre grange rouge) et les tomates italiennes rougissent à vue d’œil sur les plants. C’est donc le moment des commandes spéciales pour ceux et celles qui aiment s’adonner aux cannages et/ou qui veulent faire des réserves d’allium. Cette année, vous pouvez placer vos commandes, jusqu’à épuisement des stocks, à travers notre site Internet ici et les ramasser à votre point de livraison régulier de paniers bio ou à l’un de nos kiosques fermiers à Atwater ou Jean-Talon quand ils seront traités au cours des prochaines semaines. On vous avisera de la date prévue de votre livraison à l’avance, et vous pourrez payer en espèces ou même, dans nos kiosques marché, par interac (i.e. avec votre carte débit).

L’ail : facile à conserver en autant que vous suiviez certaines règles, il devrait durer jusqu’à la fin du printemps voire plus tard si les conditions d’entreposage sont à leur optimum. On conseille de le garder dans l’emballage d’origine (un sac en papier), dans une dépense de cuisine, loin de la lumière et des grosses fluctuations de température. Une armoire fera l’affaire, pas de frigo bien sûr et encore moins un garage humide et frisquet. 

La tomate italienne : nous produisons deux variétés de tomates italiennes, la San Marzano et la Roma. Les deux sont idéales pour le cannage car riches en chair et sans trop de jus. Comme nous les récoltons proches de leur maturité, il serait important pour la qualité de votre cannage que vous les transformiez dans les deux ou trois jours qui suivent leur réception.

 

Lancement de la saison 2019

Roulement de tambour : la saison des paniers bio 2019 des Jardins d’Arlington est lancée! Deuxième roulement de tambour : nous célébrons aussi notre dixième année d’existence! 10 ans déjà que nous avons investi la belle région de Stanbridge East pour y cultiver ses jardins et vous offrir les fruits de nos labeurs. Nous célébrons aussi 10 années d’un soutien plus que généreux de votre part, une solidarité qui nous touche et qui pérennise la mission et les activités de la ferme dans tout ce qu’elles ont de complexe et de transcendant. D’ailleurs, inscrivez-le déjà dans vos calendrier, nous fêterons cet anniversaire par un bel événement tenu le lundi de la Fête du travail en septembre, à la ferme.

La saison 2019 est lancée et vous pouvez dès maintenant vous inscrire aux liens suivants. Cette année, nous sommes revenus à un calendrier régulier de 21 semaines pour tous les abonnés (exception faite de notre panier kiosque au Marché Atwater de 18 semaines), débutant mercredi le 12 juin et se terminant dimanche le 3 novembre. Les aléas de la nature sont devenus tels qu’ils rendaient nos livraisons en novembre assez hasardeux vu nos points de livraison extérieurs. Les jours et les heures de livraisons n’ont aucunement changé et les espaces non plus. Nous sommes aussi heureux d’annoncer le retour des paniers pain du Capitaine Levain sans oublier les œufs de notre ferme et si tout rentre dans l’ordre, le retour des ruches et de notre miel. Poursuivant sur notre lancée zéro déchet entreprise l’an dernier, nous allons faire appel à votre collaboration pour tenter de se débarrasser des sacs plastique encore en usage dans nos livraisons hebdomadaires et au marché. Nous y reviendrons en plus de détails dans un courriel subséquent.


À partir de maintenant, nous vous tiendrons au courant de l’évolution de la saison par des courriels réguliers et nous vous invitons à nous suivre sur facebook et instagram. Nous espérons que vous serez nombreux à vous joindre à nous et à profiter des bienfaits de la terre et de l’été.

Le bio détoxifiant

Dans le concert des Cassandre qui nous entoure, je tombe à l’occasion sur une nouvelle, une analyse ou un commentaire qui redonne espoir et met du baume au cœur.  Cette semaine, c’est un article que j’ai trouvé sur le site du Guardian qui me confirme que la nature fait bien les choses : le corps humain peut se débarrasser pratiquement de tous les pesticides nocifs utilisés dans la production de fruits et légumes cultivés de façon conventionnelle et ce en migrant vers une diète composée d’aliments produits en régie biologique et tout cela en moins d’une dizaine de jours!  Les arguments sont bien étayés dans cet article et quant à moi, cela veut simplement dire qu’il faut augmenter la part du bio dans nos étalages et donner ainsi plus de choix aux citoyens.

Mort d’insecte

On ne peut changer les choses que si on les identifie, les comprend et leur fait face.  La nouvelle n’a rien de réjouissant mais il faut en prendre note : si la tendance se maintient, pour reprendre l’expression fétiche d’un journaliste réputé, d’ici la fin du siècle, il ne restera plus d’insectes pour polliniser quoi que ce soit.  Pour être plus précis, on parle de 40% des insectes qui ne survivront pas aux pratiques agricoles actuelles et à la dégradation de leur environnement.  C’est la conclusion à laquelle arrive une étude de la revue scientifique Biological Conservation publiée ces dernières semaines.  Les plus touchés seront la grande famille des lépidoptères (papillons, etc.), des hyménoptères (abeilles, bourdons, etc.) et des coléoptères (coccinelles, etc.) sans oublier d’autres familles d’insectes vivant en milieu marin.  L’étude démontre que l’urbanisation, la perte des habitats naturels de ces insectes incluant les marais et l’usage généralisé des pesticides sont les raisons principales expliquant leur déclin et disparition.   Que faire? La suite dans un prochain billet…

Les articles dans Le Devoir ou The Guardian.

J’aime: le nouveau guide alimentaire

La publication du guide alimentaire cette semaine par Santé Canada devrait donner du ‘pep’ à l’ensemble du secteur maraicher, incluant ceux qui importent du légume extra muros.  Même si on dit qu’il n’est pas allé assez loin, sa nouvelle mouture est tout ce qu’il y a de plus encourageant pour notre secteur car ils sont nombreux, allant des individus aux organisations, qui l’utilisent pour structurer leur alimentation de tous les jours, à tout le moins ceux qui débutent l’année avec des résolutions grosses comme ça…

Ce que j’aime : la place prépondérante du légume frais dans la fourchette des possibles, la place non moins prépondérante des légumineuses (n’en déplaise à Madame Ravary) et céréales dans notre quotidien et la relative importance des viandes et des laitages dans ce même quotidien.

Il paraît que Santé Canada a sciemment décidé d’exclure l’industrie laitière des discussions afin de ne pas se laisser influencer même si elle a allègrement autorisé le glyphosate pendant un autre 15 ans en se fiant sur les ‘études’ financées par une autre industrie.  Cherchez la contradiction.  Le guide est un bon pas en tout cas vers une meilleure alimentation. J’attends maintenant une décision similaire sur l’étiquetage…