Nous ne voulons pas être alarmistes mais les conclusions présentées dans une récente étude française sur les traces de pesticides dans les aliments consommés quotidiennement ont de quoi inquiéter. L’étude a été menée par l’association environnementale Générations Futures (www.generationsfutures.com) et avait pour but d’analyser la nature et quantités de molécules chimiques ingurgitées par les enfants dans le courant d’une journée. Les résultats sont stupéfiants : ce sont les pesticides de synthèse, avec 36 molécules différentes, qui se démarquent le plus dans les aliments des enfants, 17 d’entre elles cancérigènes et/ou perturbateurs endocriniens. Au total, dans une journée, c’est 128 résidus chimiques de tout genre que l’on peut retrouver dans les plats « santé » (voir menu dans le document) de ces enfants, les ¾ avec fort potentiel cancérigène ou perturbateur endocrinien. Vous pouvez télécharger le rapport complet sur www.menustoxiques.fr . Nous ne prêcherons pas pour notre paroisse – ces résultats n’ont rien de surprenant – si ce n’est pour dire que changer les méthodes de production en agriculture n’est pas chose facile et comme un paquebot qui veut faire demi-tour, il va falloir nous armer de patience avant de voir des changements majeurs sur l’usage des pesticides dans la culture des fruits et légumes.
