Cette semaine, la ferme a pris un coup de vieux; nous avons perdu nos cégépiens, trois jeunes gaillards bien sympathiques, un peu trop bavards par moments mais travaillants. Ils sont partis à la recherche de leurs muses, toutes associées à la connaissance et à l’édification de soi, bien sûr. Ils repartent, heureux d’avoir fait quelques sous et goûté aux durs travaux des champs. Il va par contre falloir s’adapter à leur départ, c’est-à-dire travailler plus vite et plus fort pour compenser leur absence…
Le maïs s’est fait attendre mais est finalement de retour. La grosse tomate de champ commence à rougir. On ne promet pas qu’il y en aura dans tous les paniers mais on fera une première passe cette semaine, avis au chanceux. Nous avons passé l’après-midi du samedi à carotter, terme aucunement applicable à notre situation mais que nous avons dévoyé pour décrire ce mouvement répétitif qui consiste à planter une fourche dans la terre pour libérer la carotte afin d’en couper les feuilles. La plate-bande était longue mais les carottes belles et très gouteuses. En parlant de feuilles, sachez que nous ne les gardons pas à cause de l’espace qu’elles prendraient dans les bacs et le camion de livraison… Quant aux autres légumes, ils sont là.

