On sait que la gestion de la mauvaise herbe est une fixation chez l’agriculteur bio toujours à la recherche de moyens pour minimiser le temps qu’il passe à désherber. Prenez l’ail, on le plante en octobre (ail d’automne), il passe l’hiver au champ et aussitôt le printemps arrivé, il pointe son feuillage vert. Malheureusement, il n’est pas le seul à vouloir prendre sa place dans le champ et on doit rapidement désherber afin de minimiser la compétition pour les éléments nutritifs dans le sol. Nous ne dirions pas qu’il y a deux « écoles de pensée », mais dans le cas de l’ail, il y a ceux qui pensent qu’il est plus judicieux de mettre de la paille une fois les bulbes enfouis en automne et ceux qui croient qu’un désherbage manuel ou mécanique est préférable à différentes périodes de développement de la culture. Nous nous situons entre les deux puisque nous n’avons pas eu le temps de poser de la paille l’automne dernier, mais sachant le temps que peut prendre un désherbage minutieux de plusieurs planches d’ail, nous avons préféré poser une bonne couche de paille cette semaine sur nos plants afin de ne pas nous retrouver, en juin, dépassés par les événements. Même si, en terme de productivité, on ne voit pas de grande différence dans les rendements, l’avantage de la paille, en plus d’un contrôle de la mauvaise herbe, est une meilleure rétention d’eau, critère appréciable durant les étés chauds et secs. Dans les paniers, vous verrez d’abord de la fleur d’ail vers la fin juin, début juillet et de l’ail véritable vers la fin juillet.
« Une caresse d’ail revigore, un excès d’ail endort » – Maurice Edmond Sailland, dit Curnonsky (1872-1956), gastronome, humoriste et critique culinaire français, surnommé « le prince des gastronomes ».

