La récolte de l’ail est un beau moment dans la vie de la ferme, un genre de point de bascule. Il avait beaucoup jauni ces derniers jours et il fallait le récolter au plus vite, de peur que les caïeux ne fassent des leurs. On s’y est donc mis à cinq ou six, certains soulevant les tiges centrales et les posant sur la terre, d’autres les nettoyant au fur et à mesure. En quelques heures, on avait couché tout ce monde et le processus de séchage était enclenché. S’en est suivi une autre étape qui a demandé la réquisition de tous les espaces libres des bâtisses de la ferme et le séchage à même le sol de la récolte. D’ici deux semaines, l’humidité de la tige centrale va garder l’ail très frais mais on pourra commencer à tailler le plant et à vous l’offrir dans vos paniers.
On ne devrait pas passer sous silence la grosse récolte de tomates des dernières heures ni celle du fenouil qui était gonflé à bloc. Il y a par contre une nouvelle déprimante: notre combat contre le carouge à épaulettes s’est soldé par un gros échec et notre première semaine de maïs sucré est plus que décevante. Heureusement que nous avons planté assez de maïs pour tenir les trois ou quatre prochaines semaines mais la présence de cet oiseau dans nos champs ne présage rien de bon. On va cogiter sur la problématique.



