Semaine un

On n’y croyait plus mais le soleil est enfin apparu et la chaleur avec.  En se promenant dans les champs ce dimanche, on sent la nature s’activer, impatiente de rattraper son retard car, comme nous, elle sait que l’été est court dans nos contrées et que pour s’accomplir, il faut profiter de toutes les heures ensoleillées que la météo saura nous concéder.  Se sont aussi manifestés des visiteurs peu opportuns, le doryphore dans l’aubergine, la chrysomèle dans les courges d’hiver.  Trop tôt, me direz-vous, et je vous l’accorde, mais on ne peut plus se fier à nos anciens repères, changements climatiques obligent.  Ils sont là et il faut faire avec.  Qu’à cela ne tienne, la saison est bel et bien partie et nous en sommes fort aise.

Temps frais

Des journées en dents de scie, des courses effrénées pour s’assurer que les transplants aillent aux champs au moment voulu et bien sûr un printemps toujours schizophrène, voilà en quelques mots l’environnement dans lequel nous baignons depuis des semaines. Les choses avancent néanmoins et au moment d’écrire ces lignes, profitant des percées de soleil et des plates-bandes pas trop humides, nous avons réussi à planter tout ce qui devait aller au champ, c’est-à-dire nos premières brassicacées, un tas de légumes feuilles, les solanacées hâtives et les cucurbitacées de primeur. Il reste encore une longue liste de choses à amener aux champs mais il va vraiment falloir un bon coup de pouce de dame nature pour dire mission accomplie. Les journées sont encore fraîches et les nuits encore plus et les légumes le ressentent, leur croissance faisant du surplace dans bien des cas. Il y a tout de même un air de déjà vu, ce temps maussade que nous subissons, la saison 2017 ayant été à bien des égards similaire à ce que nous vivons actuellement, la fraîcheur en moins si ma mémoire ne me faillit pas.

Mai orageux

Les dernières semaines ont été zen aux Jardins d’Arlington, la température nous ayant forcé la main et le temps maussade nous obligeant à ronger de nouveau nos freins. Mais zen tout de même car en plus des semis en serre qui n’arrêtent pas, il a fallu repiquer certaines fines herbes, le céleri-rave, les tomates et depuis aujourd’hui, les aubergines. C’est une période que j’apprécie particulièrement, intime et de haute concentration. Repiquer, c’est accorder un nouvel espace à une semence qui a éclos, lui redonner de nouvelles ailes pour repartir de plus belle. L’exercice semble périlleux mais c’est mal connaître les plants qui sont bien plus résilients qu’on ne le pense. Extrait de son ancien cocon et déménagé dans un environnement qu’il ne connait pas, l’instinct de survie va s’enclencher et le plant va tout faire pour reprendre le dessus, racines toutes voiles dehors et port altier. En l’espace de quelques jours, c’est comme s’ils avaient été là depuis toujours…

Les inscriptions vont bon train et nous approchons les deux tiers de notre objectif pour la saison 2019. Il ne reste plus que cinq semaines avant le début des livraisons et vous invitons à remplir vos formulaires en ligne aussi tôt que possible si ce n’est déjà fait. 21 semaines de paniers bio débutant le 12 juin et se terminant le 31 octobre, la possibilité de s’abonner au programme des pains bio du Capitaine Levain, des modalités souples pour ceux qui partent en vacances et bien sûr la bonne humeur de mise aux points de livraison! À très bientôt.

En avril, ne te découvre pas d’un fil

Le temps est gris encore et le fonds de l’air toujours frisquet, tel que nous l’avait promis Environnement Canada. Rien pour nous faire croire que nous sommes sur le point de débuter la saison. Mais ce n’est qu’illusion car tout autour de nous bourdonne de vie, à commencer par les hordes de merles noirs qui ont colonisé les arbres avoisinants, nous assourdissant de leurs piaillements incessants. Les geais bleus sont aussi de la partie et je ne sais qu’attendent les cardinaux pour les rejoindre. Dans les champs, la terre dégèle tranquillement et à moins de savoir où marcher, je ne m’aventurerais pas encore dans ses sols gadouilleux. Mais là où les choses avancent bien vite, c’est bien sûr dans notre serre à semis, où on s’apprête à partir nos tomates et nos aubergines, légumes du soleil par excellence. Les choses avancent tellement vite d’ailleurs que l’on se demande s’il restera encore de la place dans la serre d’ici la fin avril. Il va probablement falloir s’ajouter une extension…

Si ce n’est déjà fait, nous vous invitons à vous inscrire pour la saison 2019 qui débutera dans moins de huit semaines. 21 paniers bio, livrés du 12 juin au 3 novembre, des légumes frais, des petits fruits en saison, du melon et de la pastèque, des paniers d’échange bonifiés et bien sûr la possibilité de venir nous retrouver au marché Atwater de juillet à octobre. Les pains du Capitaine Levain sont aussi au rendez-vous et si un panier pain vous dit, cliquez ici. Enfin, n’oubliez pas d’inscrire la date du 2 septembre dans vos agendas car nous célébrons cette année notre dixième année d’existence en tant que ferme bio. Nous allons fêter cela avec un gros méchoui à la ferme, un potluck où vos prouesses culinaires vont être sollicitées et une visite des lieux. Au plaisir de vous retrouver tous.

Temps des serres

On a ouvert la serre à semis cette année en même temps que la saison des sucres. Pour ceux qui font dans les deux créneaux, et j’en connais, ils vont devoir ‘attacher leurs tuques’, comme le dit bien l’expression car faire les deux choses en même temps n’est pas une mince affaire. Mais pour nous, seulement débuter nos semis d’oignons et de poireaux cette semaine nous a tenu bien occupés. Un coup de balai au plancher, une vérification des systèmes de chauffage, s’assurer de l’approvisionnement en eau et le bal est parti, annonciateur d’une saison intense. Petite nouveauté cette année, à la demande de plusieurs d’entre vous, nous tiendrons une vente de plants du potager le weekend du 18 et 19 mai, à la ferme. Une liste des plants produits vous sera soumise d’ici peu.

Les inscriptions battent leur plein et nous vous invitons à cliquer sur ce lien si vous n’avez pas encore eu le temps de le faire. La saison de 21 paniers débutera le 12 juin pour se compléter le 3 novembre. Cette année, nous voulons porter une attention particulière à la diversité dans les paniers et dans la boite d’échange – que nous allons augmenter en quantité et diversité – afin que vous y trouviez une plus grande sélection de légumes. Un autre point d’attention, l’usage du plastique dans nos paniers que nous voulons utiliser à son minimum pour ne pas dire son retrait total. On vous reviendra sous peu avec quelques suggestions au sujet de ce programme zéro déchet. Les inscriptions aux pains bio du Capitaine Levain ont aussi commencé, vous trouverez ici les liens pour vous inscrire à leurs paniers surprises et leurs paniers au choix  — liens qui sont également disponibles sur notre propre onglet inscription paniers pain.

Nous espérons que vous serez nombreux à reprendre le chemin du panier bio et à coloniser nos points de chute. L’hiver a été long, le printemps est à nos portes, mais vivement l’été pour le plaisir de vous retrouver tous.

Lancement de la saison 2019

Roulement de tambour : la saison des paniers bio 2019 des Jardins d’Arlington est lancée! Deuxième roulement de tambour : nous célébrons aussi notre dixième année d’existence! 10 ans déjà que nous avons investi la belle région de Stanbridge East pour y cultiver ses jardins et vous offrir les fruits de nos labeurs. Nous célébrons aussi 10 années d’un soutien plus que généreux de votre part, une solidarité qui nous touche et qui pérennise la mission et les activités de la ferme dans tout ce qu’elles ont de complexe et de transcendant. D’ailleurs, inscrivez-le déjà dans vos calendrier, nous fêterons cet anniversaire par un bel événement tenu le lundi de la Fête du travail en septembre, à la ferme.

La saison 2019 est lancée et vous pouvez dès maintenant vous inscrire aux liens suivants. Cette année, nous sommes revenus à un calendrier régulier de 21 semaines pour tous les abonnés (exception faite de notre panier kiosque au Marché Atwater de 18 semaines), débutant mercredi le 12 juin et se terminant dimanche le 3 novembre. Les aléas de la nature sont devenus tels qu’ils rendaient nos livraisons en novembre assez hasardeux vu nos points de livraison extérieurs. Les jours et les heures de livraisons n’ont aucunement changé et les espaces non plus. Nous sommes aussi heureux d’annoncer le retour des paniers pain du Capitaine Levain sans oublier les œufs de notre ferme et si tout rentre dans l’ordre, le retour des ruches et de notre miel. Poursuivant sur notre lancée zéro déchet entreprise l’an dernier, nous allons faire appel à votre collaboration pour tenter de se débarrasser des sacs plastique encore en usage dans nos livraisons hebdomadaires et au marché. Nous y reviendrons en plus de détails dans un courriel subséquent.


À partir de maintenant, nous vous tiendrons au courant de l’évolution de la saison par des courriels réguliers et nous vous invitons à nous suivre sur facebook et instagram. Nous espérons que vous serez nombreux à vous joindre à nous et à profiter des bienfaits de la terre et de l’été.

Le bio détoxifiant

Dans le concert des Cassandre qui nous entoure, je tombe à l’occasion sur une nouvelle, une analyse ou un commentaire qui redonne espoir et met du baume au cœur.  Cette semaine, c’est un article que j’ai trouvé sur le site du Guardian qui me confirme que la nature fait bien les choses : le corps humain peut se débarrasser pratiquement de tous les pesticides nocifs utilisés dans la production de fruits et légumes cultivés de façon conventionnelle et ce en migrant vers une diète composée d’aliments produits en régie biologique et tout cela en moins d’une dizaine de jours!  Les arguments sont bien étayés dans cet article et quant à moi, cela veut simplement dire qu’il faut augmenter la part du bio dans nos étalages et donner ainsi plus de choix aux citoyens.

Mort d’insecte

On ne peut changer les choses que si on les identifie, les comprend et leur fait face.  La nouvelle n’a rien de réjouissant mais il faut en prendre note : si la tendance se maintient, pour reprendre l’expression fétiche d’un journaliste réputé, d’ici la fin du siècle, il ne restera plus d’insectes pour polliniser quoi que ce soit.  Pour être plus précis, on parle de 40% des insectes qui ne survivront pas aux pratiques agricoles actuelles et à la dégradation de leur environnement.  C’est la conclusion à laquelle arrive une étude de la revue scientifique Biological Conservation publiée ces dernières semaines.  Les plus touchés seront la grande famille des lépidoptères (papillons, etc.), des hyménoptères (abeilles, bourdons, etc.) et des coléoptères (coccinelles, etc.) sans oublier d’autres familles d’insectes vivant en milieu marin.  L’étude démontre que l’urbanisation, la perte des habitats naturels de ces insectes incluant les marais et l’usage généralisé des pesticides sont les raisons principales expliquant leur déclin et disparition.   Que faire? La suite dans un prochain billet…

Les articles dans Le Devoir ou The Guardian.

J’aime: le nouveau guide alimentaire

La publication du guide alimentaire cette semaine par Santé Canada devrait donner du ‘pep’ à l’ensemble du secteur maraicher, incluant ceux qui importent du légume extra muros.  Même si on dit qu’il n’est pas allé assez loin, sa nouvelle mouture est tout ce qu’il y a de plus encourageant pour notre secteur car ils sont nombreux, allant des individus aux organisations, qui l’utilisent pour structurer leur alimentation de tous les jours, à tout le moins ceux qui débutent l’année avec des résolutions grosses comme ça…

Ce que j’aime : la place prépondérante du légume frais dans la fourchette des possibles, la place non moins prépondérante des légumineuses (n’en déplaise à Madame Ravary) et céréales dans notre quotidien et la relative importance des viandes et des laitages dans ce même quotidien.

Il paraît que Santé Canada a sciemment décidé d’exclure l’industrie laitière des discussions afin de ne pas se laisser influencer même si elle a allègrement autorisé le glyphosate pendant un autre 15 ans en se fiant sur les ‘études’ financées par une autre industrie.  Cherchez la contradiction.  Le guide est un bon pas en tout cas vers une meilleure alimentation. J’attends maintenant une décision similaire sur l’étiquetage…

Météo hivernale: très froid et très enneigé

Janvier a débuté comme on s’y attendait, dans l’incertitude d’un véritable hiver, suivie aussitôt d’un cinglant démenti et rehaussé d’une solide tempête dans laquelle nous nous débattons depuis hier.  Blanc sur blanc, ponctuée ici et là d’oripeaux brunâtres, la campagne environnante, ballotée par les grands vents, se soumet aux aléas de la météo.  La jeunesse de la maisonnée revendiquait une journée pédagogique, histoire de dévaler les pentes et confirmer la hauteur des dégâts.  Mais l’école a décidé autrement : il y aura cours aujourd’hui.

Côté ferme, les Jardins d’Arlington préparent le lancement de la saison 2019.  Rien de trop pressant, compléter les commandes des semences que nous avons débuté plus tard qu’à l’habitude et fignoler notre attirail numérique.  Qui aurait pensé, il y a une dizaine d’années de cela, qu’Internet et les réseaux sociaux allaient être un aussi nécessaire passage obligé!  Du chèque envoyé par la Poste et du formulaire d’inscription qu’il fallait imprimer, la vague a tout emporté, nous entrainant dans le cycle prométhéen de la mise à jour continuelle…  On vous reviendra sous peu en tout cas pour parler de bien de choses sans oublier sûr que Les Jardins d’Arlington célèbreront leurs 10 ans d’existence cette année…