Temps des serres

On a ouvert la serre à semis cette année en même temps que la saison des sucres. Pour ceux qui font dans les deux créneaux, et j’en connais, ils vont devoir ‘attacher leurs tuques’, comme le dit bien l’expression car faire les deux choses en même temps n’est pas une mince affaire. Mais pour nous, seulement débuter nos semis d’oignons et de poireaux cette semaine nous a tenu bien occupés. Un coup de balai au plancher, une vérification des systèmes de chauffage, s’assurer de l’approvisionnement en eau et le bal est parti, annonciateur d’une saison intense. Petite nouveauté cette année, à la demande de plusieurs d’entre vous, nous tiendrons une vente de plants du potager le weekend du 18 et 19 mai, à la ferme. Une liste des plants produits vous sera soumise d’ici peu.

Les inscriptions battent leur plein et nous vous invitons à cliquer sur ce lien si vous n’avez pas encore eu le temps de le faire. La saison de 21 paniers débutera le 12 juin pour se compléter le 3 novembre. Cette année, nous voulons porter une attention particulière à la diversité dans les paniers et dans la boite d’échange – que nous allons augmenter en quantité et diversité – afin que vous y trouviez une plus grande sélection de légumes. Un autre point d’attention, l’usage du plastique dans nos paniers que nous voulons utiliser à son minimum pour ne pas dire son retrait total. On vous reviendra sous peu avec quelques suggestions au sujet de ce programme zéro déchet. Les inscriptions aux pains bio du Capitaine Levain ont aussi commencé, vous trouverez ici les liens pour vous inscrire à leurs paniers surprises et leurs paniers au choix  — liens qui sont également disponibles sur notre propre onglet inscription paniers pain.

Nous espérons que vous serez nombreux à reprendre le chemin du panier bio et à coloniser nos points de chute. L’hiver a été long, le printemps est à nos portes, mais vivement l’été pour le plaisir de vous retrouver tous.

Lancement de la saison 2019

Roulement de tambour : la saison des paniers bio 2019 des Jardins d’Arlington est lancée! Deuxième roulement de tambour : nous célébrons aussi notre dixième année d’existence! 10 ans déjà que nous avons investi la belle région de Stanbridge East pour y cultiver ses jardins et vous offrir les fruits de nos labeurs. Nous célébrons aussi 10 années d’un soutien plus que généreux de votre part, une solidarité qui nous touche et qui pérennise la mission et les activités de la ferme dans tout ce qu’elles ont de complexe et de transcendant. D’ailleurs, inscrivez-le déjà dans vos calendrier, nous fêterons cet anniversaire par un bel événement tenu le lundi de la Fête du travail en septembre, à la ferme.

La saison 2019 est lancée et vous pouvez dès maintenant vous inscrire aux liens suivants. Cette année, nous sommes revenus à un calendrier régulier de 21 semaines pour tous les abonnés (exception faite de notre panier kiosque au Marché Atwater de 18 semaines), débutant mercredi le 12 juin et se terminant dimanche le 3 novembre. Les aléas de la nature sont devenus tels qu’ils rendaient nos livraisons en novembre assez hasardeux vu nos points de livraison extérieurs. Les jours et les heures de livraisons n’ont aucunement changé et les espaces non plus. Nous sommes aussi heureux d’annoncer le retour des paniers pain du Capitaine Levain sans oublier les œufs de notre ferme et si tout rentre dans l’ordre, le retour des ruches et de notre miel. Poursuivant sur notre lancée zéro déchet entreprise l’an dernier, nous allons faire appel à votre collaboration pour tenter de se débarrasser des sacs plastique encore en usage dans nos livraisons hebdomadaires et au marché. Nous y reviendrons en plus de détails dans un courriel subséquent.


À partir de maintenant, nous vous tiendrons au courant de l’évolution de la saison par des courriels réguliers et nous vous invitons à nous suivre sur facebook et instagram. Nous espérons que vous serez nombreux à vous joindre à nous et à profiter des bienfaits de la terre et de l’été.

Le bio détoxifiant

Dans le concert des Cassandre qui nous entoure, je tombe à l’occasion sur une nouvelle, une analyse ou un commentaire qui redonne espoir et met du baume au cœur.  Cette semaine, c’est un article que j’ai trouvé sur le site du Guardian qui me confirme que la nature fait bien les choses : le corps humain peut se débarrasser pratiquement de tous les pesticides nocifs utilisés dans la production de fruits et légumes cultivés de façon conventionnelle et ce en migrant vers une diète composée d’aliments produits en régie biologique et tout cela en moins d’une dizaine de jours!  Les arguments sont bien étayés dans cet article et quant à moi, cela veut simplement dire qu’il faut augmenter la part du bio dans nos étalages et donner ainsi plus de choix aux citoyens.

Mort d’insecte

On ne peut changer les choses que si on les identifie, les comprend et leur fait face.  La nouvelle n’a rien de réjouissant mais il faut en prendre note : si la tendance se maintient, pour reprendre l’expression fétiche d’un journaliste réputé, d’ici la fin du siècle, il ne restera plus d’insectes pour polliniser quoi que ce soit.  Pour être plus précis, on parle de 40% des insectes qui ne survivront pas aux pratiques agricoles actuelles et à la dégradation de leur environnement.  C’est la conclusion à laquelle arrive une étude de la revue scientifique Biological Conservation publiée ces dernières semaines.  Les plus touchés seront la grande famille des lépidoptères (papillons, etc.), des hyménoptères (abeilles, bourdons, etc.) et des coléoptères (coccinelles, etc.) sans oublier d’autres familles d’insectes vivant en milieu marin.  L’étude démontre que l’urbanisation, la perte des habitats naturels de ces insectes incluant les marais et l’usage généralisé des pesticides sont les raisons principales expliquant leur déclin et disparition.   Que faire? La suite dans un prochain billet…

Les articles dans Le Devoir ou The Guardian.

J’aime: le nouveau guide alimentaire

La publication du guide alimentaire cette semaine par Santé Canada devrait donner du ‘pep’ à l’ensemble du secteur maraicher, incluant ceux qui importent du légume extra muros.  Même si on dit qu’il n’est pas allé assez loin, sa nouvelle mouture est tout ce qu’il y a de plus encourageant pour notre secteur car ils sont nombreux, allant des individus aux organisations, qui l’utilisent pour structurer leur alimentation de tous les jours, à tout le moins ceux qui débutent l’année avec des résolutions grosses comme ça…

Ce que j’aime : la place prépondérante du légume frais dans la fourchette des possibles, la place non moins prépondérante des légumineuses (n’en déplaise à Madame Ravary) et céréales dans notre quotidien et la relative importance des viandes et des laitages dans ce même quotidien.

Il paraît que Santé Canada a sciemment décidé d’exclure l’industrie laitière des discussions afin de ne pas se laisser influencer même si elle a allègrement autorisé le glyphosate pendant un autre 15 ans en se fiant sur les ‘études’ financées par une autre industrie.  Cherchez la contradiction.  Le guide est un bon pas en tout cas vers une meilleure alimentation. J’attends maintenant une décision similaire sur l’étiquetage…

Météo hivernale: très froid et très enneigé

Janvier a débuté comme on s’y attendait, dans l’incertitude d’un véritable hiver, suivie aussitôt d’un cinglant démenti et rehaussé d’une solide tempête dans laquelle nous nous débattons depuis hier.  Blanc sur blanc, ponctuée ici et là d’oripeaux brunâtres, la campagne environnante, ballotée par les grands vents, se soumet aux aléas de la météo.  La jeunesse de la maisonnée revendiquait une journée pédagogique, histoire de dévaler les pentes et confirmer la hauteur des dégâts.  Mais l’école a décidé autrement : il y aura cours aujourd’hui.

Côté ferme, les Jardins d’Arlington préparent le lancement de la saison 2019.  Rien de trop pressant, compléter les commandes des semences que nous avons débuté plus tard qu’à l’habitude et fignoler notre attirail numérique.  Qui aurait pensé, il y a une dizaine d’années de cela, qu’Internet et les réseaux sociaux allaient être un aussi nécessaire passage obligé!  Du chèque envoyé par la Poste et du formulaire d’inscription qu’il fallait imprimer, la vague a tout emporté, nous entrainant dans le cycle prométhéen de la mise à jour continuelle…  On vous reviendra sous peu en tout cas pour parler de bien de choses sans oublier sûr que Les Jardins d’Arlington célèbreront leurs 10 ans d’existence cette année…

Grands froids de…novembre

Je n’en crois toujours pas mes yeux mais on annonce bel et bien -12 C. dans la nuit du mercredi à jeudi, ici à la ferme. Pour un mois de novembre, nous sommes vraiment en dessous des normales et les livraisons des paniers de mercredi et jeudi auront des airs de marché de noël… En anticipation de ces baisses hors de l’ordinaire, nous avons déjà récolté les poireaux de la semaine et aujourd’hui nous sortirons de la serre froide les laitues et autres feuilles susceptibles à la morsure des froids. Pour le reste, courges et légumes racines, tout est bien entreposé dans des chambres froides plus chaudes que l’air ambiant. Sachez d’ailleurs que le montage des derniers paniers de novembre se fera probablement à l’intérieur de ma plus grande chambre froide qui, ventilateurs aidant, est maintenu à 4 degrés C. alors que l’entrepôt nous gratifie d’un -1 bien généreux. L’an prochain, il y aura du travail d’isolation à planifier… Autre nouvelle de la semaine, le départ de nos deux derniers employés mexicains, Crescencio et Gregorio, partis retrouver leurs familles sous des cieux plus cléments. Les dernières semaines avaient été un peu difficiles – la pluie, le froid, les récoltes et des plantations dans des conditions douteuses. Tout cela sera oublié sous le soleil de Mexico…

Parade de fin de saison

Le mauvais temps nous poursuit mais nous avons trouvé la parade et la plupart des légumes de votre panier sont des racines, ou des feuilles récoltées en serre. Frustrant tout de même, cette tendance qu’a prise la nature de ne nous donner aucun répit. Alors que la journée de dimanche promettait des cieux plus cléments, voilà que ce matin nous rattrape la pluie et son lot de déboires : chemins impraticables, bottes souillées et corps transis. Et ce sera ainsi pendant encore une autre semaine. À oublier donc ma référence à un novembre ninesque, clairement le fruit d’une imagination débridée…

Cela dit, j’ai fait mes premiers pas dans les boisés de la ferme, cette fin de semaine, histoire d’avertir les chasseurs de passage que le maitre des lieux était là et qu’il allait défendre bec et ongles ses quelques arpents de neige. Le message a dû très bien passer car pas âme qui vive je ne vis et c’est toujours mieux comme cela. Les boisés par contre ont révélé leur beauté triste, tenue cachée durant l’été par des flores bien insolentes mais que l’on redécouvre au fil de nos pas, sous cette mouillure automnale. L’hiver s’en vient et avec lui, maintes autres randonnées.

Quand certains finissent et d’autres continuent

C’est durant une semaine bien fraîche mais relativement ensoleillée que la saison régulière des paniers bio des Jardins d’Arlington arrive à sa fin. Vingt semaines bien pleines, à l’occasion mouillées mais généralement chaudes et sèches comme nous n’en avons pas connues depuis belle lurette. On en fera un post-mortem plus tard cet hiver, quand le froid nous aura complètement enveloppé et qu’il ne nous restera que des champs blancs à contempler mais déjà, nous savons qu’il faudra vraiment s’attendre à tout, l’année prochaine, la sécheresse prolongée de cette saison ou la mouillure lancinante de la saison précédente. Produire des légumes dans nos contrées est devenu tout une gageure et une course à obstacles pour ceux qui aiment les défis. On en fait partie et on pense déjà aux solutions que l’on va devoir mettre en place pour répondre à tous ces questionnements.

Un grand merci donc à vous tous qui nous quittez cette semaine. Passez un bel hiver en espérant vous revoir nombreux la saison prochaine, prêts à partager avec nous cette aventure agricole. Et à ceux qui restent pour la saison allongée débutant la semaine prochaine et finissant le 22 novembre, vous recevrez comme d’habitude la communication vous rappelant notre rendez-vous hebdomadaire et les légumes des paniers. Au plaisir de vous retrouver tous.

Rouge et or

Tôt, lundi matin, il faut faire un état des lieux même si le tour des champs se fait de plus en plus vite. Marchant dans l’herbe mouillée éclaboussant mes bottes, je sais déjà que certains travaux pressants ne se feront pas. Les trois derniers jours bien que secs n’ont pas suffi à assécher plusieurs parcelles déjà récoltées. Il va falloir ronger son frein et attendre des températures plus clémentes, occurrence de moins en moins évidente alors que nous entrons dans le giron de l’automne. Mais gardons espoir, Environnement Canada annonce un novembre ‘ninesque’ comme on en a déjà connu dans nos contrées. La marche a été bénéfique somme toute, au vu des légumes qui continuent de croitre dans les champs et en serre froide, sans oublier bien sûr les dégradés de rouge et or qui jaillissent de nos boisés en ces jours d’octobre. Bien sûr que nous ne prenons jamais assez de temps pour faire le plein des couleurs mais ces œillades volées suffisent à adoucir la maussade journée devant nous.

Merci

En cette journée d’action de grâce, je pourrais certainement remercier la nature de ses bienfaits et de sa générosité bien sûr mais je préfèrerais porter mon attention sur ceux sans qui cette entreprise n’existerait pas, nos quatre employés saisonniers, tous originaires du Mexique et qui forment l’épine dorsale de cette ferme. Ce n’est pas que nous n’employons pas d’autres travailleurs. En fait, au plus haut de la saison, nous sommes une dizaine de mortels, vaquant à nos affaires dans les champs, plantant, récoltant, désherbant, irriguant et éventuellement ‘montant’ nos chers paniers. Mais si je parle de ces travailleurs saisonniers, Jhenrri, Crescencio, Carmelino et Gregorio, c’est parce qu’ils sont mes plus proches collaborateurs aux champs, à la différence des autres qui s’imbriquent au groupe en plein milieu de la saison, durant deux ou trois mois, souvent comme stagiaires poursuivant des études en agronomie ou tout simplement à la quête d’une job d’été. Ce n’est pas le cas de nos employés mexicains qui arrivent chez nous au début du printemps pour nous quitter seulement au son des oiseaux migrateurs, oui, ceux qui migrent du grand Nord canadien pour les contrées plus accueillantes de la côte est américaine. Je lève mon chapeau à ces travailleurs, à leur bonté, leur vaillance et leur sérieux. Demain, à l’aube, le premier d’entre eux ira retrouver sa famille après six mois d’absence. Merci encore.

La belle musquée

L’automne s’est abattu sur la ferme comme une surprise attendue. Depuis quelques jours, nous avons délaissé nos shorts pour quelques pantalons et nos chaussures bien confortables pour des bottes plutôt bruyantes. Ne vous méprenez pas, l’herbe est toujours verte, gracieuseté des rosées matinales ou des pluies nocturnes, mais les champs de légumes n’ont plus la luxuriance de jadis, la température fraiche ayant affectée tout le monde sans discrimination aucune. Tous, non, il reste encore des légumes feuilles pour qui la froidure est synonyme de bien-être et des légumes racines qui n’attendaient que cela pour chercher au plus profond d’eux-mêmes les sucres tant désirés. Ils vous seront servis au fur et à mesure des semaines, chacune apportant son lot de surprises. Et avec ces mêmes températures fraîches des derniers jours, nous avons augmenté la cadence du nettoyage des champs, bout de parcelle par bout de parcelle, un semis d’engrais vert n’en attendant pas un autre. La semaine prochaine, ce sera au tour des tunnels d’être démontés, tout une affaire aussi.

Dans les paniers, des racines et des feuilles, le rutabaga récolté aujourd’hui mais aussi la belle musquée, courge des courges, la plus connue sur notre continent et aussi la plus sucrée.

Carnage cucurbitacéen…

Même si j’en parle depuis belle lurette, le gros de la récolte des courges d’hiver ne s’est complétée que cette fin de semaine, sous un soleil de plomb. Soyons plus précis, déjà le weekend dernier, on les avait cueillis et laissés là, dans le rang, à mûrir au soleil en attendant de trouver un moment opportun pour les engranger, chaque variété dans ses bennes, dans la fraicheur naturelle des planchers de vaches. Mais avec la myriade de choses à faire dans une ferme, nous nous sommes réveillés vendredi matin avec l’évidente réalisation qu’il allait falloir se grouiller pour sortir ces légumes des champs car c’est une chose que de laisser mûrir une butternut mais une autre que de la faire cuire sous un 35 degrés Celsius. On s’y est mis à plusieurs et une dizaine de voyages plus tard, le niveau de stress s’était presque évaporé… C’est à ce moment-là, en contemplant la parcelle des courges, que je me suis rendu compte à quel point cette culture était salissante, un champ de bataille vous dis-je, la mauvaise herbe la disputant aux longues courantes des musquées ou des Delicata, des courges non récoltés, touchées par une quelconque maladie, gisant dans les entre-rangs, d’autres écrasées par les roues non discriminantes de notre imposant Farmall. Un carnage, je répète, vite oublié par la prochaine activité pressante et encore plus par le champ d’engrais vert qui suivra…

Le panier est résolument automnal cette semaine, la belle Kuri, des carottes mais aussi le retour de la roquette, ma feuille favorite, celle qui va détrôner la tomate dans le firmament de mes légumes.

Automne à nos portes

Même si on annonce une fin de semaine estivale, le panier de la semaine reflète l’automne à nos portes. Non, ce n’est pas juste le gel de samedi dernier qui nous l’a rappelé mais simplement l’état des solanacées et des cucurbitacées, fatigués d’avoir autant donné durant les hauts mois de l’été et qui sentent qu’il est temps de fermer boutique. De toutes façons, la récolte des courges d’hiver est complétée et je suis heureux de dire que la nature a été plus que généreuse. Courge musquée, poivrée, potimaron, delicata, buttercup, citrouille, Sweet dumpling, vous les trouverez toutes dans vos paniers au cours des prochaines semaines. Pour ceux qui affectionnent les choux de Bruxelles, nous les avons étêtés afin de canaliser l’énergie de la plante vers le chou. Là aussi, on s’attend à une belle récolte. Nous avons par contre retenu nos ardeurs avec le céleri-rave, odorant comme tout mais encore petit. Un peu de pluie et une semaine de plus devrait les amener à bon port. Ceci dit, l’été est encore avec nous et nous allons essayer de vous choyer avec encore plus de tomates et de concombres, désolé plus de courgettes et d’aubergines… Il reste encore du temps pour placer vos commandes de tomates italiennes et sachez qu’à compter de la semaine prochaine, nous débuterons les livraisons de l’ail d’entreposage.

Paradis perdu

Au moment d’écrire ces lignes, la supposée récolte des courges, annoncée la semaine dernière, n’est toujours pas faite.  L’accumulation de tâches aussi importantes les unes que les autres, au cours des derniers jours, a fait en sorte que l’on a décidé de sortir seulement la courge de la semaine, la spaghetti.  Les autres viendront au fur et à mesure des circonstances et il faut le dire, il n’y a pas encore urgence.  On vous a concocté tout de même un panier semi-automnal, pommes de terre et oignons ayant le dernier mot, agrémenté ici et là de rappels bien estivaux.  Certains se réjouiront d’une baisse notable de la productivité des courges d’été et des aubergines.  On pourra tout dire sauf qu’il n’y en pas eu assez mais à toute bonne chose sa fin et les nuits fraiches de la semaine dernière ont freiné les ardeurs des dits plants, sans oublier le passage des punaises ternes, friandes des fleurs jaunâtres et mauves des aubergines.  Cela ne veut pas dire que ces légumes ne reviendront pas mais qu’on les servira en tournante.  Il reste bien sûr la question existentielle de la tomate, annonciatrice du véritable été et dont la moindre inflexion fait remonter en nous un sentiment d’inquiétude, la peur de l’inexorable, Adam et Ève face au Paradis perdu…  Il faudra faire comme la fourmi de La Fontaine et faire le plein, en consommer à satiété maintenant et se suffire de ses effluves quand la bise sera venue…

Une partie de plaisir

La saison bat toujours son plein.  Chaleur moîte, humidex au plafond ou au plancher, je ne sais vraiment mais ces derniers jours d’août ressemblent dangereusement aux premiers de juillet.  Avant d’écrire ces lignes, je fais un tour des champs pour m’imprégner des sensations de cette fin d’après-midi et ô surprise, certains signes laissent entrevoir une récolte majeure de courges d’hiver.  Voilà quelques jours encore, ces énormes plants se croyaient à l’abri de tout, verts même si craquants et prêts à affronter septembre et ses surprises. Mais cet espoir a duré le temps d’une averse, les plants décidant d’un commun accord qu’il valait mieux couper court à la farniente et laisser ce maraicher compléter ses récoltes.  Je vous en glisserai mot la semaine prochaine mais j’entrevois une belle fin de semaine, la cueillette des courges étant toujours une partie de plaisir, alliant couleurs et textures, géométries et pesanteurs.  Je vous le dis, une partie de plaisir…

Dans le panier, on effleure l’automne qui s’en vient par une première vraie récolte de poireaux, celles de l’été, fût blanc virant au verdâtre mais tout aussi odorant.  Et pour vous faire oublier la déconfiture du bleuet, nous vous offrons un troisième service de pastèques, sans pépins cette fois-ci, gentiment proposé par mon ami Gabriel de la ferme Samson et Fils, notre fournisseur devant l’éternel des meilleures pommes de terre bio au Québec.  Je ne fais pas de pastèque sans pépins, par nostalgie, je crois, pour le plaisir que nous avions, mes frères et moi, à se défier, qui lancerait le pépin le plus loin ou qui serait capable d’avaler une grosse bouchée sans en écraser un seul.  Comme quoi, il fut une époque on pouvait encore s’amuser avec presque rien.

 

Au sommet…de la saison

Honnêtement, je suis arrivé à la période de l’année où je me dis que toute bonne chose a une fin et que cette longue suite de journées chaudes et suintantes vire à l’obscène. Encore une autre semaine ensoleillée à nous farcir et peu d’eau pour nous réconforter. On n’exagèrera pas, pour ne pas totalement contredire les mauvaises langues, les nuits d’août ont finalement commencé à se rafraîchir, apportant avec elles brumaille et rosée du matin. Mais ces signaux contradictoires font perdre leur latin à bien des plantes qui ne savent plus sur quel pied danser et dire que si on suivait les moyennes officielles, nous ne serions qu’à quatre semaines des premières vraies gelées. J’anticipe, j’anticipe, car il faut laisser la nature faire ses choses, que l’on soit d’accord avec elle ou pas. Mais on peut tricher un peu et nous avons décidé de sortir les oignons des champs, eux qui se la coulaient douce, droits comme des poteaux alors qu’ils auraient dus se casser à la base avec l’apparition des premières journées courtes et à la première occasion, j’en ferai de même avec les courges d’hiver au port superbe, inconscients elles aussi de leur inévitable flétrissement.

C’est l’embarras du choix dans les paniers cette semaine et on espère que vous apprécierez son côté festif. Au plaisir de vous retrouver tous.

Plein été

L’été bat toujours son plein en cette dixième semaine de paniers. En fait, il bat son plein depuis belle lurette et on s’en rappellera de 2018, la canicule, les légumes qui poussent à ne plus savoir quoi en faire, les montaisons en fleurs dues aux grosses chaleurs et la mauvaise herbe qui nous accompagne dans toutes nos pérégrinations. Mais comme je me plais à la répéter, j’en prendrais dix comme ceux-là contre un été pluvieux. Et il n’est pas prêt de finir, les nuits étant encore chaudes et les journées toujours dans les gros 20. Petit signe avant-coureur de l’arrivée de l’automne, j’ai semé les légumes racines de vos derniers paniers, les navets, des radis de tout genre et dans la serre, nous avons débuté les semis de verdurettes asiatiques, moutarde, brocoli rave et j’en passe. Ces légumes n’aiment pas les grandes chaleurs et apprécieraient que l’automne soit raisonnable. En attendant, la journée va se terminer avec la récolte des pastèques, avec pépins…

Plusieurs d’entre vous ont mentionné l’amertume des concombres jaunes des dernières semaines. Nous en sommes vraiment désolés et l’explication est simple : une variété qui, clairement, a pâti de la sécheresse. Nous pensions que seulement la peau allait être amère mais avec certains concombres, c’était tout le fruit. Ils ont repris le dessus depuis (quelques averses au cours des 10 derniers jours ayant fait toute la différence), mais on aura appris notre leçon et l’an prochain, il faudra irriguer cette variété alors que nous n’irriguons jamais la famille des cucurbitacées. Au plaisir de vous retrouver tous.

PS : pas de laitues cette semaine, elles sont toutes montées en fleurs…

 

Bons voisins, bonnes tomates

La semaine s’est annoncée sous le signe de la solidarité, une solidarité particulière, propre aux campagnes, quand les seules personnes qui peuvent te sortir d’une mauvaise passe sont tes voisins de rang, fermiers de leur état pour la plupart et prompts au coup de main quand la situation le requiert. C’était il y a quelques jours de cela alors que certains d’entre nous s’apprêtaient à démarrer notre grand tracteur pour une série de travaux urgents aux champs pendant que d’autres montaient les paniers en entrepôt. Le moteur était bel et bien parti mais plus rien d’autre ne marchait, en particulier les bras hydrauliques sans lesquels un tracteur ne vaut pas grand-chose. Il a suffi d’un appel (pressant) pour qu’un de ces bons samaritains délaisse ses propres travaux pour venir au chevet du patient et passer une matinée complète à changer toutes les huiles de cette grosse bête et la remettre en fonction. Je ne compte plus ces moments au cours des dix dernières années, André, Jimmy, Claude, François, Jean-Paul et j’en oublie, qui m’ont mille et une fois sorti d’un quelconque pétrin, le sourire aux lèvres et la blague facile. Ils savent ma gratitude mais c’est toujours bien de le rappeler ici.

Un autre panier estival en vue, cette semaine. Nous sommes à deux doigts de la déferlante tomates. Nous allons encore donner offrir les petites Glacier dans vos paniers car ce sont celles qui arrivent le plus tôt mais nous savons qu’à partir de la semaine prochaine, on ne saura plus où donner de la tête, entre les italiennes qui rougissent à vue d’œil et les Cherokee qui virent au noir. Au plaisir de vous revoir tous.

Y’ Fait Chaud

Après une semaine précédente qui a débuté devant quelques constats implacables, rien de mieux qu’une enfilade de récoltes pour se requinquer le moral, d’abord celle de l’ail que l’on a dû étaler sur une dizaine de jours et celle des carottes que l’on a fini ce matin. Bien sûr le temps est toujours au beau fixe, c’est-à-dire soleil plombant et langues pendues, aussi bien pour les employés qui vont s’en rappeler de l’été 2018 et les plants qui n’en demandaient pas tant. Heureusement pour nous, le puits de 15 pieds, creusé il y a deux ans de cela et qui était censé ne servir que la parcelle l’entourant, nous est maintenant d’une aide précieuse. C’était un investissement douteux à l’époque mais prescient à bien y penser. Bien sûr, si la journée d’un maraicher n’était que plantation et récolte, la vie serait un long fleuve tranquille mais juillet et une partie d’août sont des mois de désherbage intense que l’on prend à cœur toujours et que l’on rate en beauté quelques fois, faute de temps et de force.

On approche de la période durant laquelle on lancera un appel aux achats de tomates italiennes et d’ail de conservation. Les anciens connaissent la rengaine mais pour les nouveaux abonnés, il est toujours opportun de vous informer que si vous êtes intéressés à faire des conserves de tomates pour l’hiver et d’avoir un ail hyper frais pour l’hiver, nous procéderons bientôt à la vente en ligne de ces items. En attendant, voilà ce que vous trouverez dans vos paniers cette semaine et au plaisir de vous retrouver tous.

Dure agriculture

Ce ne sont pas des nouvelles que j’aime colporter mais il faudra bien que je me rende à l’évidence : il n’y aura pas de bleuets cette année, à moins d’un miracle tardif. La sécheresse du dernier mois a tout simplement décimé les fruits en développement qui, faute d’eau, se sont asséchés sur les plants pour se retrouver par terre ensuite. Des périodes de canicule, nous en avons connu depuis la dizaine d’années que nous cultivons cette terre mais celle-ci est arrivée au pire moment pour les bleuets, alors qu’ils étaient prêtes à prendre leur essor. Triste consolation mais consolation tout de même, le cassis s’est très bien débrouillé et nous espérons pouvoir vous offrir un petit bocal de notre confiture maison dans les semaines à venir.

Une mauvaise nouvelle n’arrivant jamais seule, les trois premières semaines de maïs sucré, moment fort de la saison, ont été ravagées par une meute de ratons laveurs qui, en l’espace de dix jours, ont réussi à déjouer tous nos pièges, incluant la clôture électrique sensée en refroidir plus d’un. Chaque année, nous perdons quelques rangs de maïs à la faune locale mais cette année, le tribut payé ressemble plus au pizzo sicilien qu’à la dîme charitable. Nous ne savons pas vraiment comment gérer cette vermine, intelligente comme pas un et qui chaque année, démontre une adaptabilité à toute épreuve.

Je sais que ces nouvelles vont faire bien des déçus et nous en sommes vraiment désolés mais je me dois d’être zen face à ces déboires car la nature ne s’attarde pas devant nos états d’âme. Elle nous lance quelques défis ici et là et c’est à nous d’en faire ce que l’on veut, au mieux de nos capacités. Les choses ne sont pas si sombres tout de même à la ferme, nous avons récolté la moitié de notre ail cette fin de semaine et tout a l’air bien beau et goûteux, sans parler aussi des tomates que vous aurez enfin dans vos paniers. Et pour ceux qui suivent la saga de l’étang, nous avons réussi à nous connecter à un puits artésien sur le flanc ouest de la ferme et, miracle, il va suffire à nous abreuver pour le restant de la saison. Alléluia! Au plaisir de vous retrouver tous.

Décisions d’irrigation

Grosse décision à prendre à la ferme ces jours-ci. La sécheresse prolongée du dernier mois a eu raison de notre étang et comme il ne se renouvelle qu’avec la fonte des neiges et l’accumulation des précipitations des mois qui suivent l’été, il va falloir trouver d’autres solutions pour irriguer les cultures à venir. Les possibilités ne sont pas nombreuses, soit nous creusons un nouvel étang dans un champ adjacent et installons un système de pompe et de tuyauteries pour amener l’eau aux différentes parcelles, soit nous irriguons avec de grands contenants, à la main, platebande par platebande, l’eau provenant d’un de nos puits, option la moins excitante pour dire vrai. Heureusement, on annonce de la pluie demain.

Parmi les légumes qui souffrent de sécheresse cette année, les courges et le maïs, cultures jamais irriguées car leurs systèmes racinaires le permettent mais qui, cette année, auraient bénéficié d’un petit apport aqueux. On ne paniquera pas bien sûr car les étés québécois sont toujours pleins de surprises et août pourrait être aussi diluvien que juillet a été sec… Ceci dit, les légumes actuellement irrigués semblent vraiment aimer la saison 2018 et on va tout faire pour qu’il en soit de même durant les prochains mois.

Un avant-goût de ce qui s’en vient, la récolte de l’ail que nous programmons pour vendredi et le début des tomates. Je ne promets pas encore l’eldorado mais les tomates hâtives ont commencé à mûrir et si le temps sec est à perdurer, les plants de tomates ne s’en sentiront que mieux. Au plaisir de vous retrouver tous aux points de livraison.

Le bout’ du bout’ (ou, la carotte)

Il y a des cultures que j’aime faire et des cultures qui me donnent l’urticaire, celle de la carotte, pour être plus précis. Oui, je sais, la noble et délicieuse carotte, l’emblème du jardin, le légume qui fait et défait les réputations sans parler bien sûr de votre vision. C’est donc un combat de tous les jours, la germination, l’arrosage, la mauvaise herbe et son taux de sucre. Pour faire court, sachez que la carotte a besoin de conditions optimales pour bien germer, de l’eau pour donner vie aux semences et minimiser l’effet de croute sur la surface du sol et ensuite un suivi quasi monacal pour assurer sa croissance durant les premières semaines. L’ennemi premier de la carotte est la mauvaise herbe qui a toujours une longueur d’avance sur ce légume. On a introduit le pyro-désherbage depuis quelques années mais même avec ce remède de cheval, la mauvaise herbe continue de sévir. Il faut alors se mettre à genoux et compléter à la main ce que Prométhée n’a su nous donner. Et cerise sur le gâteau, il arrive que la carotte ne soit pas aussi sucrée que ce que l’on aurait souhaité. Il ne faut pas blâmer le fermier qui fait de son mieux mais qui ne peut garantir un taux de sucre optimal car pour cela, il faut tout simplement attendre le retour du froid, déclencheur immédiat de cette douceur tant recherchée.

Comme vous pouvez bien le deviner, il y aura de la carotte dans vos paniers, cette semaine.

Juillet caniculaire

La canicule bat son plein au moment d’écrire ces lignes, lourde, poisseuse, phagocytante (oh, le vilain mot…). Cela fait belle lurette que nous n’avions pas vu cela dans nos contrées et nous nous sentons comme paralysés devant une telle chape de plomb. Mais les champs n’ont que faire de ces humains atermoiements! Prenant notre courage à deux mains et quelques genoux, nous nous sommes réveillés à l’aube pour récolter des feuilles qu’un soleil profond aurait vite fanées, les laitues, la bette à carde, l’escarole. Une fois ceux-ci bien au frais dans la chambre froide, l’urgence n’était plus la même pour les autres légumes de la semaine, les oignons verts, le brocoli ou la courgette. Mais trop est comme pas assez, va l’expression et les excès de chaleur portent aussi leur part de danger, en particulier sur la santé des fleurs qu’un 34 dégrées Celsius peut faire avorter. Devant un tel risque, nous sommes tout simplement impuissants, obligés à accepter la loi de la nature qui veut qu’en situation de stress, la plante décide par elle-même qui peut vivre et qui doit s’en aller.

Veuillez noter que cette semaine marque le début de nos livraisons au Marché Atwater pour tous nos abonnés concernés. Au plaisir de vous retrouver tous aux différents points de livraison des paniers, munis de vos sacs et bien sûr, votre bonhomie!

Dimanche à la ferme

J’aime les dimanche, qu’il pleuve ou qu’il fasse soleil. La journée se passe tout en langueur, rattrapant les activités mises de côté durant nos semaines surchargées ou tout simplement redonnant aux plantes l’attention qu’elles auraient voulu avoir alors que nous étions pris à organiser les paniers. Mieux encore, j’aime les dimanche car il n’y a point âme qui traine dans les champs aujourd’hui détrempés. La jeunesse se repose anticipant une autre semaine intense et moi je hante les rangs à la recherche de l’insecte suspect ou d’un feuillage accusateur. Aujourd’hui, j’ai jeté mon dévolu sur les plants d’aubergine, beaux à mourir mais déjà attaqués par le doryphore, superbe insecte mais ô combien ravageur. J’aime donc les dimanche car je suis enfin seul dans les champs, en harmonie avec le vivant, en cadence avec lui, apte à mieux saisir les embûches à venir ou ressassant la longue liste des impératifs à accomplir. Oui, j’aime vraiment les dimanche.

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Nous pensons que vous allez aimer le panier de cette semaine : la fraise devrait être de retour mais aussi le chou-rave, les laitues, la fleur d’ail et le chou frisé (kale). Pointant timidement leurs têtes, on s’attend à vous offrir du brocoli, des oignons verts, de la chicorée, avec quelques variances selon les points de livraison. Dans la rubrique des fines herbes, ce sera le tour de la coriandre. N’oubliez pas que nous recyclons les chopines rouges dans lesquelles ont été servies les fraises et au plaisir de vous retrouver tous aux points de livraison.

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Sous la pluie

C’est sous une pluie battante que j’écris ces mots. Toute la journée, elle nous a surpris au détour du chemin alors qu’on s’affairait à sortir les légumes des champs. Récolter de la laitue ou des radis sous un ciel lourd n’est pas une partie de plaisir mais les impératifs de récoltes sont ce qu’ils sont, incontournables. On ne se plaindra pas trop, le soleil a été au rendez-vous une bonne partie de la fin de semaine, donnant aux légumes le coup de pouce nécessaire pour parfaire leur maturité. Cela a été surtout le cas pour la betterave et le chou-rave qui faisaient du surplace pour une mystérieuse raison. L’ail aussi a fait des siennes en laissant pointer ses premières fleurs que vous retrouverez dans les paniers.

Vu les quantités substantielles de légumes feuilles qui atterrissent sur vos tables, nous pensons qu’il serait judicieux de rappeler quelques principes de conservation : lavés à grande eau, égouttés du mieux que l’on peut et aussitôt refroidis, il est important, avant de les ranger dans votre frigidaire, qu’ils aient le moins d’eau possible sur le corps. Une essoreuse pour la laitue, une serviette pour les autres légumes, un contenant hermétique pour bien les protéger, c’est la méthode la plus simple pour garantir la fraicheur et la longévité de votre légume.

Le panier de cette semaine est plus croquant, en commençant par une autre tournée de radis, suivis par la betterave, le chou-rave et la fleur d’ail. Du côté des feuilles, c’est le temps de la bette à carde, d’un bouquet de laitues colorées et de l’épinard. La grande question est encore celle de la fraise : y en aura-t-il assez pour pouvoir l’inclure dans les paniers? On espère vraiment que oui. Au plaisir de vous retrouver tous.

C’est reparti!

La saison 2018 est bel et bien lancée!  C’est à la mi-juin que débutent nos communications hebdomadaires annonçant le panier de la semaine et autre information nécessaire au bon déroulement des livraisons.  Nous avons semé, planté, biné, désherbé, irrigué, prié et maintenant, il est temps de récolter.  Dans le panier de cette semaine, nous espérions des fraises mais il faudra attendre une autre semaine vu les conditions plutôt fraiches ne permettant pas un mûrissement adéquat des petits fruits.  Par contre vous serez servis côté feuilles, ces légumes appréciant généralement les journées ne dépassant les 25 degrés et les nuits en dessous de 10.  Énumérés rapidement, il y aura de la laitue, du kale, des épinards, du navet japonais, du tatsoi, de la ciboulette avec sa fleur (tout se consomme), des radis, de petites pommes de terre de chez notre fournisseur habituel de la Ferme Samson et fils et une nouveauté, l’ail vert, très jeune ail récolté à son plus tendre.

Les caciques connaissant la rengaine mais pour les nouveaux abonnés, il est toujours bon de rappeler que vous devez venir au point de livraison avec vos sacs dans lesquels vous transporterez vos légumes.  Deux à trois sacs devraient suffire que vous ayez choisi le panier régulier ou familial.  N’oubliez pas que nous viendrons avec vos pains si vous les avez commandés chez Capitaine Levain.  Ils me font dire d’ailleurs qu’ils viendront les premières semaines avec des pains en extra, pour la vente et ainsi vous aurez la chance de vous familiariser avec leurs très bons produits. N’oubliez pas non plus que nous viendrons avec les œufs de la ferme (6 dollars la douzaine).  Ils ne sont pas certifiés bio mais nos poules sont nourries de grains bio et elles se baladent dans le verger pour compléter leur ration.  Pour les pains en extra et les œufs, c’est comptant seulement.

Enfin, Claire et moi avons hâte de vous retrouver tous, débuter cette saison que nous espérons haute en couleurs et en goût et bien sûr reprendre nos jasettes là où nous les avons laissées l’été dernier.

Pluies printanières

J’écris ces lignes en me demandant comment ce début de printemps va nous traiter et avec les pluies des derniers jours et celles annoncées pendant la semaine à venir, il n’y a rien là pour réconforter les esprits.  Alignés en formations d’infanteries romaines, des dizaines de plateaux de plants, déjà bien endurcis, attendent patiemment le mot d’ordre pour rejoindre les champs et se dégourdir les racines.  La liste est longue, les oignons et les poireaux, beaucoup de crucifères mais aussi des betteraves, laitues, épinards et autres pois mange-tout.  Dans la serre à semis, se tiennent au chaud les tomates, poivrons et aubergines mais aussi le céleri-rave que l’on vient de repiquer ainsi que plusieurs variétés de fleurs que l’on va tester et offrir au marché Atwater.  Je ne veux pas paraitre grincheux car cette pluie est bénéfique à bien des égards, elle finit de dégeler les terres encore froides, reconstituent nos nappes phréatiques et étangs et la chaleur aidant, c’est le vert qui reprend droit de cité dans nos champs.  Mais trop, c’est comme pas assez et on va espérer que trois rayons de soleil vont percer ici et là pour nous faciliter l’accomplissement de notre travail.


Plus que sept semaines avant le lancement de la saison et nous sommes déjà au 2/3 de notre cible de paniers pour cet été.  J’invite ceux qui ne l’ont pas encore fait de s’inscrire rapidement afin de nous aider à bien planifier notre cycle de production.  Le lien pour le faire est ici et pour toute aide, vous pouvez nous contacter en tout temps.  N’oubliez pas que nous offrons la livraison des pains du Capitaine Levain, offre que vous pouvez trouver ici et que dans une semaine, j’irai chercher nos chères poules pondeuses et les acclimater à la vie en liberté…