Parade de fin de saison

Le mauvais temps nous poursuit mais nous avons trouvé la parade et la plupart des légumes de votre panier sont des racines, ou des feuilles récoltées en serre. Frustrant tout de même, cette tendance qu’a prise la nature de ne nous donner aucun répit. Alors que la journée de dimanche promettait des cieux plus cléments, voilà que ce matin nous rattrape la pluie et son lot de déboires : chemins impraticables, bottes souillées et corps transis. Et ce sera ainsi pendant encore une autre semaine. À oublier donc ma référence à un novembre ninesque, clairement le fruit d’une imagination débridée…

Cela dit, j’ai fait mes premiers pas dans les boisés de la ferme, cette fin de semaine, histoire d’avertir les chasseurs de passage que le maitre des lieux était là et qu’il allait défendre bec et ongles ses quelques arpents de neige. Le message a dû très bien passer car pas âme qui vive je ne vis et c’est toujours mieux comme cela. Les boisés par contre ont révélé leur beauté triste, tenue cachée durant l’été par des flores bien insolentes mais que l’on redécouvre au fil de nos pas, sous cette mouillure automnale. L’hiver s’en vient et avec lui, maintes autres randonnées.

Quand certains finissent et d’autres continuent

C’est durant une semaine bien fraîche mais relativement ensoleillée que la saison régulière des paniers bio des Jardins d’Arlington arrive à sa fin. Vingt semaines bien pleines, à l’occasion mouillées mais généralement chaudes et sèches comme nous n’en avons pas connues depuis belle lurette. On en fera un post-mortem plus tard cet hiver, quand le froid nous aura complètement enveloppé et qu’il ne nous restera que des champs blancs à contempler mais déjà, nous savons qu’il faudra vraiment s’attendre à tout, l’année prochaine, la sécheresse prolongée de cette saison ou la mouillure lancinante de la saison précédente. Produire des légumes dans nos contrées est devenu tout une gageure et une course à obstacles pour ceux qui aiment les défis. On en fait partie et on pense déjà aux solutions que l’on va devoir mettre en place pour répondre à tous ces questionnements.

Un grand merci donc à vous tous qui nous quittez cette semaine. Passez un bel hiver en espérant vous revoir nombreux la saison prochaine, prêts à partager avec nous cette aventure agricole. Et à ceux qui restent pour la saison allongée débutant la semaine prochaine et finissant le 22 novembre, vous recevrez comme d’habitude la communication vous rappelant notre rendez-vous hebdomadaire et les légumes des paniers. Au plaisir de vous retrouver tous.

Rouge et or

Tôt, lundi matin, il faut faire un état des lieux même si le tour des champs se fait de plus en plus vite. Marchant dans l’herbe mouillée éclaboussant mes bottes, je sais déjà que certains travaux pressants ne se feront pas. Les trois derniers jours bien que secs n’ont pas suffi à assécher plusieurs parcelles déjà récoltées. Il va falloir ronger son frein et attendre des températures plus clémentes, occurrence de moins en moins évidente alors que nous entrons dans le giron de l’automne. Mais gardons espoir, Environnement Canada annonce un novembre ‘ninesque’ comme on en a déjà connu dans nos contrées. La marche a été bénéfique somme toute, au vu des légumes qui continuent de croitre dans les champs et en serre froide, sans oublier bien sûr les dégradés de rouge et or qui jaillissent de nos boisés en ces jours d’octobre. Bien sûr que nous ne prenons jamais assez de temps pour faire le plein des couleurs mais ces œillades volées suffisent à adoucir la maussade journée devant nous.

Merci

En cette journée d’action de grâce, je pourrais certainement remercier la nature de ses bienfaits et de sa générosité bien sûr mais je préfèrerais porter mon attention sur ceux sans qui cette entreprise n’existerait pas, nos quatre employés saisonniers, tous originaires du Mexique et qui forment l’épine dorsale de cette ferme. Ce n’est pas que nous n’employons pas d’autres travailleurs. En fait, au plus haut de la saison, nous sommes une dizaine de mortels, vaquant à nos affaires dans les champs, plantant, récoltant, désherbant, irriguant et éventuellement ‘montant’ nos chers paniers. Mais si je parle de ces travailleurs saisonniers, Jhenrri, Crescencio, Carmelino et Gregorio, c’est parce qu’ils sont mes plus proches collaborateurs aux champs, à la différence des autres qui s’imbriquent au groupe en plein milieu de la saison, durant deux ou trois mois, souvent comme stagiaires poursuivant des études en agronomie ou tout simplement à la quête d’une job d’été. Ce n’est pas le cas de nos employés mexicains qui arrivent chez nous au début du printemps pour nous quitter seulement au son des oiseaux migrateurs, oui, ceux qui migrent du grand Nord canadien pour les contrées plus accueillantes de la côte est américaine. Je lève mon chapeau à ces travailleurs, à leur bonté, leur vaillance et leur sérieux. Demain, à l’aube, le premier d’entre eux ira retrouver sa famille après six mois d’absence. Merci encore.

La belle musquée

L’automne s’est abattu sur la ferme comme une surprise attendue. Depuis quelques jours, nous avons délaissé nos shorts pour quelques pantalons et nos chaussures bien confortables pour des bottes plutôt bruyantes. Ne vous méprenez pas, l’herbe est toujours verte, gracieuseté des rosées matinales ou des pluies nocturnes, mais les champs de légumes n’ont plus la luxuriance de jadis, la température fraiche ayant affectée tout le monde sans discrimination aucune. Tous, non, il reste encore des légumes feuilles pour qui la froidure est synonyme de bien-être et des légumes racines qui n’attendaient que cela pour chercher au plus profond d’eux-mêmes les sucres tant désirés. Ils vous seront servis au fur et à mesure des semaines, chacune apportant son lot de surprises. Et avec ces mêmes températures fraîches des derniers jours, nous avons augmenté la cadence du nettoyage des champs, bout de parcelle par bout de parcelle, un semis d’engrais vert n’en attendant pas un autre. La semaine prochaine, ce sera au tour des tunnels d’être démontés, tout une affaire aussi.

Dans les paniers, des racines et des feuilles, le rutabaga récolté aujourd’hui mais aussi la belle musquée, courge des courges, la plus connue sur notre continent et aussi la plus sucrée.

Carnage cucurbitacéen…

Même si j’en parle depuis belle lurette, le gros de la récolte des courges d’hiver ne s’est complétée que cette fin de semaine, sous un soleil de plomb. Soyons plus précis, déjà le weekend dernier, on les avait cueillis et laissés là, dans le rang, à mûrir au soleil en attendant de trouver un moment opportun pour les engranger, chaque variété dans ses bennes, dans la fraicheur naturelle des planchers de vaches. Mais avec la myriade de choses à faire dans une ferme, nous nous sommes réveillés vendredi matin avec l’évidente réalisation qu’il allait falloir se grouiller pour sortir ces légumes des champs car c’est une chose que de laisser mûrir une butternut mais une autre que de la faire cuire sous un 35 degrés Celsius. On s’y est mis à plusieurs et une dizaine de voyages plus tard, le niveau de stress s’était presque évaporé… C’est à ce moment-là, en contemplant la parcelle des courges, que je me suis rendu compte à quel point cette culture était salissante, un champ de bataille vous dis-je, la mauvaise herbe la disputant aux longues courantes des musquées ou des Delicata, des courges non récoltés, touchées par une quelconque maladie, gisant dans les entre-rangs, d’autres écrasées par les roues non discriminantes de notre imposant Farmall. Un carnage, je répète, vite oublié par la prochaine activité pressante et encore plus par le champ d’engrais vert qui suivra…

Le panier est résolument automnal cette semaine, la belle Kuri, des carottes mais aussi le retour de la roquette, ma feuille favorite, celle qui va détrôner la tomate dans le firmament de mes légumes.

Automne à nos portes

Même si on annonce une fin de semaine estivale, le panier de la semaine reflète l’automne à nos portes. Non, ce n’est pas juste le gel de samedi dernier qui nous l’a rappelé mais simplement l’état des solanacées et des cucurbitacées, fatigués d’avoir autant donné durant les hauts mois de l’été et qui sentent qu’il est temps de fermer boutique. De toutes façons, la récolte des courges d’hiver est complétée et je suis heureux de dire que la nature a été plus que généreuse. Courge musquée, poivrée, potimaron, delicata, buttercup, citrouille, Sweet dumpling, vous les trouverez toutes dans vos paniers au cours des prochaines semaines. Pour ceux qui affectionnent les choux de Bruxelles, nous les avons étêtés afin de canaliser l’énergie de la plante vers le chou. Là aussi, on s’attend à une belle récolte. Nous avons par contre retenu nos ardeurs avec le céleri-rave, odorant comme tout mais encore petit. Un peu de pluie et une semaine de plus devrait les amener à bon port. Ceci dit, l’été est encore avec nous et nous allons essayer de vous choyer avec encore plus de tomates et de concombres, désolé plus de courgettes et d’aubergines… Il reste encore du temps pour placer vos commandes de tomates italiennes et sachez qu’à compter de la semaine prochaine, nous débuterons les livraisons de l’ail d’entreposage.

Paradis perdu

Au moment d’écrire ces lignes, la supposée récolte des courges, annoncée la semaine dernière, n’est toujours pas faite.  L’accumulation de tâches aussi importantes les unes que les autres, au cours des derniers jours, a fait en sorte que l’on a décidé de sortir seulement la courge de la semaine, la spaghetti.  Les autres viendront au fur et à mesure des circonstances et il faut le dire, il n’y a pas encore urgence.  On vous a concocté tout de même un panier semi-automnal, pommes de terre et oignons ayant le dernier mot, agrémenté ici et là de rappels bien estivaux.  Certains se réjouiront d’une baisse notable de la productivité des courges d’été et des aubergines.  On pourra tout dire sauf qu’il n’y en pas eu assez mais à toute bonne chose sa fin et les nuits fraiches de la semaine dernière ont freiné les ardeurs des dits plants, sans oublier le passage des punaises ternes, friandes des fleurs jaunâtres et mauves des aubergines.  Cela ne veut pas dire que ces légumes ne reviendront pas mais qu’on les servira en tournante.  Il reste bien sûr la question existentielle de la tomate, annonciatrice du véritable été et dont la moindre inflexion fait remonter en nous un sentiment d’inquiétude, la peur de l’inexorable, Adam et Ève face au Paradis perdu…  Il faudra faire comme la fourmi de La Fontaine et faire le plein, en consommer à satiété maintenant et se suffire de ses effluves quand la bise sera venue…

Une partie de plaisir

La saison bat toujours son plein.  Chaleur moîte, humidex au plafond ou au plancher, je ne sais vraiment mais ces derniers jours d’août ressemblent dangereusement aux premiers de juillet.  Avant d’écrire ces lignes, je fais un tour des champs pour m’imprégner des sensations de cette fin d’après-midi et ô surprise, certains signes laissent entrevoir une récolte majeure de courges d’hiver.  Voilà quelques jours encore, ces énormes plants se croyaient à l’abri de tout, verts même si craquants et prêts à affronter septembre et ses surprises. Mais cet espoir a duré le temps d’une averse, les plants décidant d’un commun accord qu’il valait mieux couper court à la farniente et laisser ce maraicher compléter ses récoltes.  Je vous en glisserai mot la semaine prochaine mais j’entrevois une belle fin de semaine, la cueillette des courges étant toujours une partie de plaisir, alliant couleurs et textures, géométries et pesanteurs.  Je vous le dis, une partie de plaisir…

Dans le panier, on effleure l’automne qui s’en vient par une première vraie récolte de poireaux, celles de l’été, fût blanc virant au verdâtre mais tout aussi odorant.  Et pour vous faire oublier la déconfiture du bleuet, nous vous offrons un troisième service de pastèques, sans pépins cette fois-ci, gentiment proposé par mon ami Gabriel de la ferme Samson et Fils, notre fournisseur devant l’éternel des meilleures pommes de terre bio au Québec.  Je ne fais pas de pastèque sans pépins, par nostalgie, je crois, pour le plaisir que nous avions, mes frères et moi, à se défier, qui lancerait le pépin le plus loin ou qui serait capable d’avaler une grosse bouchée sans en écraser un seul.  Comme quoi, il fut une époque on pouvait encore s’amuser avec presque rien.

 

Au sommet…de la saison

Honnêtement, je suis arrivé à la période de l’année où je me dis que toute bonne chose a une fin et que cette longue suite de journées chaudes et suintantes vire à l’obscène. Encore une autre semaine ensoleillée à nous farcir et peu d’eau pour nous réconforter. On n’exagèrera pas, pour ne pas totalement contredire les mauvaises langues, les nuits d’août ont finalement commencé à se rafraîchir, apportant avec elles brumaille et rosée du matin. Mais ces signaux contradictoires font perdre leur latin à bien des plantes qui ne savent plus sur quel pied danser et dire que si on suivait les moyennes officielles, nous ne serions qu’à quatre semaines des premières vraies gelées. J’anticipe, j’anticipe, car il faut laisser la nature faire ses choses, que l’on soit d’accord avec elle ou pas. Mais on peut tricher un peu et nous avons décidé de sortir les oignons des champs, eux qui se la coulaient douce, droits comme des poteaux alors qu’ils auraient dus se casser à la base avec l’apparition des premières journées courtes et à la première occasion, j’en ferai de même avec les courges d’hiver au port superbe, inconscients elles aussi de leur inévitable flétrissement.

C’est l’embarras du choix dans les paniers cette semaine et on espère que vous apprécierez son côté festif. Au plaisir de vous retrouver tous.

Plein été

L’été bat toujours son plein en cette dixième semaine de paniers. En fait, il bat son plein depuis belle lurette et on s’en rappellera de 2018, la canicule, les légumes qui poussent à ne plus savoir quoi en faire, les montaisons en fleurs dues aux grosses chaleurs et la mauvaise herbe qui nous accompagne dans toutes nos pérégrinations. Mais comme je me plais à la répéter, j’en prendrais dix comme ceux-là contre un été pluvieux. Et il n’est pas prêt de finir, les nuits étant encore chaudes et les journées toujours dans les gros 20. Petit signe avant-coureur de l’arrivée de l’automne, j’ai semé les légumes racines de vos derniers paniers, les navets, des radis de tout genre et dans la serre, nous avons débuté les semis de verdurettes asiatiques, moutarde, brocoli rave et j’en passe. Ces légumes n’aiment pas les grandes chaleurs et apprécieraient que l’automne soit raisonnable. En attendant, la journée va se terminer avec la récolte des pastèques, avec pépins…

Plusieurs d’entre vous ont mentionné l’amertume des concombres jaunes des dernières semaines. Nous en sommes vraiment désolés et l’explication est simple : une variété qui, clairement, a pâti de la sécheresse. Nous pensions que seulement la peau allait être amère mais avec certains concombres, c’était tout le fruit. Ils ont repris le dessus depuis (quelques averses au cours des 10 derniers jours ayant fait toute la différence), mais on aura appris notre leçon et l’an prochain, il faudra irriguer cette variété alors que nous n’irriguons jamais la famille des cucurbitacées. Au plaisir de vous retrouver tous.

PS : pas de laitues cette semaine, elles sont toutes montées en fleurs…

 

Bons voisins, bonnes tomates

La semaine s’est annoncée sous le signe de la solidarité, une solidarité particulière, propre aux campagnes, quand les seules personnes qui peuvent te sortir d’une mauvaise passe sont tes voisins de rang, fermiers de leur état pour la plupart et prompts au coup de main quand la situation le requiert. C’était il y a quelques jours de cela alors que certains d’entre nous s’apprêtaient à démarrer notre grand tracteur pour une série de travaux urgents aux champs pendant que d’autres montaient les paniers en entrepôt. Le moteur était bel et bien parti mais plus rien d’autre ne marchait, en particulier les bras hydrauliques sans lesquels un tracteur ne vaut pas grand-chose. Il a suffi d’un appel (pressant) pour qu’un de ces bons samaritains délaisse ses propres travaux pour venir au chevet du patient et passer une matinée complète à changer toutes les huiles de cette grosse bête et la remettre en fonction. Je ne compte plus ces moments au cours des dix dernières années, André, Jimmy, Claude, François, Jean-Paul et j’en oublie, qui m’ont mille et une fois sorti d’un quelconque pétrin, le sourire aux lèvres et la blague facile. Ils savent ma gratitude mais c’est toujours bien de le rappeler ici.

Un autre panier estival en vue, cette semaine. Nous sommes à deux doigts de la déferlante tomates. Nous allons encore donner offrir les petites Glacier dans vos paniers car ce sont celles qui arrivent le plus tôt mais nous savons qu’à partir de la semaine prochaine, on ne saura plus où donner de la tête, entre les italiennes qui rougissent à vue d’œil et les Cherokee qui virent au noir. Au plaisir de vous revoir tous.

Y’ Fait Chaud

Après une semaine précédente qui a débuté devant quelques constats implacables, rien de mieux qu’une enfilade de récoltes pour se requinquer le moral, d’abord celle de l’ail que l’on a dû étaler sur une dizaine de jours et celle des carottes que l’on a fini ce matin. Bien sûr le temps est toujours au beau fixe, c’est-à-dire soleil plombant et langues pendues, aussi bien pour les employés qui vont s’en rappeler de l’été 2018 et les plants qui n’en demandaient pas tant. Heureusement pour nous, le puits de 15 pieds, creusé il y a deux ans de cela et qui était censé ne servir que la parcelle l’entourant, nous est maintenant d’une aide précieuse. C’était un investissement douteux à l’époque mais prescient à bien y penser. Bien sûr, si la journée d’un maraicher n’était que plantation et récolte, la vie serait un long fleuve tranquille mais juillet et une partie d’août sont des mois de désherbage intense que l’on prend à cœur toujours et que l’on rate en beauté quelques fois, faute de temps et de force.

On approche de la période durant laquelle on lancera un appel aux achats de tomates italiennes et d’ail de conservation. Les anciens connaissent la rengaine mais pour les nouveaux abonnés, il est toujours opportun de vous informer que si vous êtes intéressés à faire des conserves de tomates pour l’hiver et d’avoir un ail hyper frais pour l’hiver, nous procéderons bientôt à la vente en ligne de ces items. En attendant, voilà ce que vous trouverez dans vos paniers cette semaine et au plaisir de vous retrouver tous.

Dure agriculture

Ce ne sont pas des nouvelles que j’aime colporter mais il faudra bien que je me rende à l’évidence : il n’y aura pas de bleuets cette année, à moins d’un miracle tardif. La sécheresse du dernier mois a tout simplement décimé les fruits en développement qui, faute d’eau, se sont asséchés sur les plants pour se retrouver par terre ensuite. Des périodes de canicule, nous en avons connu depuis la dizaine d’années que nous cultivons cette terre mais celle-ci est arrivée au pire moment pour les bleuets, alors qu’ils étaient prêtes à prendre leur essor. Triste consolation mais consolation tout de même, le cassis s’est très bien débrouillé et nous espérons pouvoir vous offrir un petit bocal de notre confiture maison dans les semaines à venir.

Une mauvaise nouvelle n’arrivant jamais seule, les trois premières semaines de maïs sucré, moment fort de la saison, ont été ravagées par une meute de ratons laveurs qui, en l’espace de dix jours, ont réussi à déjouer tous nos pièges, incluant la clôture électrique sensée en refroidir plus d’un. Chaque année, nous perdons quelques rangs de maïs à la faune locale mais cette année, le tribut payé ressemble plus au pizzo sicilien qu’à la dîme charitable. Nous ne savons pas vraiment comment gérer cette vermine, intelligente comme pas un et qui chaque année, démontre une adaptabilité à toute épreuve.

Je sais que ces nouvelles vont faire bien des déçus et nous en sommes vraiment désolés mais je me dois d’être zen face à ces déboires car la nature ne s’attarde pas devant nos états d’âme. Elle nous lance quelques défis ici et là et c’est à nous d’en faire ce que l’on veut, au mieux de nos capacités. Les choses ne sont pas si sombres tout de même à la ferme, nous avons récolté la moitié de notre ail cette fin de semaine et tout a l’air bien beau et goûteux, sans parler aussi des tomates que vous aurez enfin dans vos paniers. Et pour ceux qui suivent la saga de l’étang, nous avons réussi à nous connecter à un puits artésien sur le flanc ouest de la ferme et, miracle, il va suffire à nous abreuver pour le restant de la saison. Alléluia! Au plaisir de vous retrouver tous.

Décisions d’irrigation

Grosse décision à prendre à la ferme ces jours-ci. La sécheresse prolongée du dernier mois a eu raison de notre étang et comme il ne se renouvelle qu’avec la fonte des neiges et l’accumulation des précipitations des mois qui suivent l’été, il va falloir trouver d’autres solutions pour irriguer les cultures à venir. Les possibilités ne sont pas nombreuses, soit nous creusons un nouvel étang dans un champ adjacent et installons un système de pompe et de tuyauteries pour amener l’eau aux différentes parcelles, soit nous irriguons avec de grands contenants, à la main, platebande par platebande, l’eau provenant d’un de nos puits, option la moins excitante pour dire vrai. Heureusement, on annonce de la pluie demain.

Parmi les légumes qui souffrent de sécheresse cette année, les courges et le maïs, cultures jamais irriguées car leurs systèmes racinaires le permettent mais qui, cette année, auraient bénéficié d’un petit apport aqueux. On ne paniquera pas bien sûr car les étés québécois sont toujours pleins de surprises et août pourrait être aussi diluvien que juillet a été sec… Ceci dit, les légumes actuellement irrigués semblent vraiment aimer la saison 2018 et on va tout faire pour qu’il en soit de même durant les prochains mois.

Un avant-goût de ce qui s’en vient, la récolte de l’ail que nous programmons pour vendredi et le début des tomates. Je ne promets pas encore l’eldorado mais les tomates hâtives ont commencé à mûrir et si le temps sec est à perdurer, les plants de tomates ne s’en sentiront que mieux. Au plaisir de vous retrouver tous aux points de livraison.

Le bout’ du bout’ (ou, la carotte)

Il y a des cultures que j’aime faire et des cultures qui me donnent l’urticaire, celle de la carotte, pour être plus précis. Oui, je sais, la noble et délicieuse carotte, l’emblème du jardin, le légume qui fait et défait les réputations sans parler bien sûr de votre vision. C’est donc un combat de tous les jours, la germination, l’arrosage, la mauvaise herbe et son taux de sucre. Pour faire court, sachez que la carotte a besoin de conditions optimales pour bien germer, de l’eau pour donner vie aux semences et minimiser l’effet de croute sur la surface du sol et ensuite un suivi quasi monacal pour assurer sa croissance durant les premières semaines. L’ennemi premier de la carotte est la mauvaise herbe qui a toujours une longueur d’avance sur ce légume. On a introduit le pyro-désherbage depuis quelques années mais même avec ce remède de cheval, la mauvaise herbe continue de sévir. Il faut alors se mettre à genoux et compléter à la main ce que Prométhée n’a su nous donner. Et cerise sur le gâteau, il arrive que la carotte ne soit pas aussi sucrée que ce que l’on aurait souhaité. Il ne faut pas blâmer le fermier qui fait de son mieux mais qui ne peut garantir un taux de sucre optimal car pour cela, il faut tout simplement attendre le retour du froid, déclencheur immédiat de cette douceur tant recherchée.

Comme vous pouvez bien le deviner, il y aura de la carotte dans vos paniers, cette semaine.

Juillet caniculaire

La canicule bat son plein au moment d’écrire ces lignes, lourde, poisseuse, phagocytante (oh, le vilain mot…). Cela fait belle lurette que nous n’avions pas vu cela dans nos contrées et nous nous sentons comme paralysés devant une telle chape de plomb. Mais les champs n’ont que faire de ces humains atermoiements! Prenant notre courage à deux mains et quelques genoux, nous nous sommes réveillés à l’aube pour récolter des feuilles qu’un soleil profond aurait vite fanées, les laitues, la bette à carde, l’escarole. Une fois ceux-ci bien au frais dans la chambre froide, l’urgence n’était plus la même pour les autres légumes de la semaine, les oignons verts, le brocoli ou la courgette. Mais trop est comme pas assez, va l’expression et les excès de chaleur portent aussi leur part de danger, en particulier sur la santé des fleurs qu’un 34 dégrées Celsius peut faire avorter. Devant un tel risque, nous sommes tout simplement impuissants, obligés à accepter la loi de la nature qui veut qu’en situation de stress, la plante décide par elle-même qui peut vivre et qui doit s’en aller.

Veuillez noter que cette semaine marque le début de nos livraisons au Marché Atwater pour tous nos abonnés concernés. Au plaisir de vous retrouver tous aux différents points de livraison des paniers, munis de vos sacs et bien sûr, votre bonhomie!

Dimanche à la ferme

J’aime les dimanche, qu’il pleuve ou qu’il fasse soleil. La journée se passe tout en langueur, rattrapant les activités mises de côté durant nos semaines surchargées ou tout simplement redonnant aux plantes l’attention qu’elles auraient voulu avoir alors que nous étions pris à organiser les paniers. Mieux encore, j’aime les dimanche car il n’y a point âme qui traine dans les champs aujourd’hui détrempés. La jeunesse se repose anticipant une autre semaine intense et moi je hante les rangs à la recherche de l’insecte suspect ou d’un feuillage accusateur. Aujourd’hui, j’ai jeté mon dévolu sur les plants d’aubergine, beaux à mourir mais déjà attaqués par le doryphore, superbe insecte mais ô combien ravageur. J’aime donc les dimanche car je suis enfin seul dans les champs, en harmonie avec le vivant, en cadence avec lui, apte à mieux saisir les embûches à venir ou ressassant la longue liste des impératifs à accomplir. Oui, j’aime vraiment les dimanche.

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Nous pensons que vous allez aimer le panier de cette semaine : la fraise devrait être de retour mais aussi le chou-rave, les laitues, la fleur d’ail et le chou frisé (kale). Pointant timidement leurs têtes, on s’attend à vous offrir du brocoli, des oignons verts, de la chicorée, avec quelques variances selon les points de livraison. Dans la rubrique des fines herbes, ce sera le tour de la coriandre. N’oubliez pas que nous recyclons les chopines rouges dans lesquelles ont été servies les fraises et au plaisir de vous retrouver tous aux points de livraison.

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Sous la pluie

C’est sous une pluie battante que j’écris ces mots. Toute la journée, elle nous a surpris au détour du chemin alors qu’on s’affairait à sortir les légumes des champs. Récolter de la laitue ou des radis sous un ciel lourd n’est pas une partie de plaisir mais les impératifs de récoltes sont ce qu’ils sont, incontournables. On ne se plaindra pas trop, le soleil a été au rendez-vous une bonne partie de la fin de semaine, donnant aux légumes le coup de pouce nécessaire pour parfaire leur maturité. Cela a été surtout le cas pour la betterave et le chou-rave qui faisaient du surplace pour une mystérieuse raison. L’ail aussi a fait des siennes en laissant pointer ses premières fleurs que vous retrouverez dans les paniers.

Vu les quantités substantielles de légumes feuilles qui atterrissent sur vos tables, nous pensons qu’il serait judicieux de rappeler quelques principes de conservation : lavés à grande eau, égouttés du mieux que l’on peut et aussitôt refroidis, il est important, avant de les ranger dans votre frigidaire, qu’ils aient le moins d’eau possible sur le corps. Une essoreuse pour la laitue, une serviette pour les autres légumes, un contenant hermétique pour bien les protéger, c’est la méthode la plus simple pour garantir la fraicheur et la longévité de votre légume.

Le panier de cette semaine est plus croquant, en commençant par une autre tournée de radis, suivis par la betterave, le chou-rave et la fleur d’ail. Du côté des feuilles, c’est le temps de la bette à carde, d’un bouquet de laitues colorées et de l’épinard. La grande question est encore celle de la fraise : y en aura-t-il assez pour pouvoir l’inclure dans les paniers? On espère vraiment que oui. Au plaisir de vous retrouver tous.

C’est reparti!

La saison 2018 est bel et bien lancée!  C’est à la mi-juin que débutent nos communications hebdomadaires annonçant le panier de la semaine et autre information nécessaire au bon déroulement des livraisons.  Nous avons semé, planté, biné, désherbé, irrigué, prié et maintenant, il est temps de récolter.  Dans le panier de cette semaine, nous espérions des fraises mais il faudra attendre une autre semaine vu les conditions plutôt fraiches ne permettant pas un mûrissement adéquat des petits fruits.  Par contre vous serez servis côté feuilles, ces légumes appréciant généralement les journées ne dépassant les 25 degrés et les nuits en dessous de 10.  Énumérés rapidement, il y aura de la laitue, du kale, des épinards, du navet japonais, du tatsoi, de la ciboulette avec sa fleur (tout se consomme), des radis, de petites pommes de terre de chez notre fournisseur habituel de la Ferme Samson et fils et une nouveauté, l’ail vert, très jeune ail récolté à son plus tendre.

Les caciques connaissant la rengaine mais pour les nouveaux abonnés, il est toujours bon de rappeler que vous devez venir au point de livraison avec vos sacs dans lesquels vous transporterez vos légumes.  Deux à trois sacs devraient suffire que vous ayez choisi le panier régulier ou familial.  N’oubliez pas que nous viendrons avec vos pains si vous les avez commandés chez Capitaine Levain.  Ils me font dire d’ailleurs qu’ils viendront les premières semaines avec des pains en extra, pour la vente et ainsi vous aurez la chance de vous familiariser avec leurs très bons produits. N’oubliez pas non plus que nous viendrons avec les œufs de la ferme (6 dollars la douzaine).  Ils ne sont pas certifiés bio mais nos poules sont nourries de grains bio et elles se baladent dans le verger pour compléter leur ration.  Pour les pains en extra et les œufs, c’est comptant seulement.

Enfin, Claire et moi avons hâte de vous retrouver tous, débuter cette saison que nous espérons haute en couleurs et en goût et bien sûr reprendre nos jasettes là où nous les avons laissées l’été dernier.

Pluies printanières

J’écris ces lignes en me demandant comment ce début de printemps va nous traiter et avec les pluies des derniers jours et celles annoncées pendant la semaine à venir, il n’y a rien là pour réconforter les esprits.  Alignés en formations d’infanteries romaines, des dizaines de plateaux de plants, déjà bien endurcis, attendent patiemment le mot d’ordre pour rejoindre les champs et se dégourdir les racines.  La liste est longue, les oignons et les poireaux, beaucoup de crucifères mais aussi des betteraves, laitues, épinards et autres pois mange-tout.  Dans la serre à semis, se tiennent au chaud les tomates, poivrons et aubergines mais aussi le céleri-rave que l’on vient de repiquer ainsi que plusieurs variétés de fleurs que l’on va tester et offrir au marché Atwater.  Je ne veux pas paraitre grincheux car cette pluie est bénéfique à bien des égards, elle finit de dégeler les terres encore froides, reconstituent nos nappes phréatiques et étangs et la chaleur aidant, c’est le vert qui reprend droit de cité dans nos champs.  Mais trop, c’est comme pas assez et on va espérer que trois rayons de soleil vont percer ici et là pour nous faciliter l’accomplissement de notre travail.


Plus que sept semaines avant le lancement de la saison et nous sommes déjà au 2/3 de notre cible de paniers pour cet été.  J’invite ceux qui ne l’ont pas encore fait de s’inscrire rapidement afin de nous aider à bien planifier notre cycle de production.  Le lien pour le faire est ici et pour toute aide, vous pouvez nous contacter en tout temps.  N’oubliez pas que nous offrons la livraison des pains du Capitaine Levain, offre que vous pouvez trouver ici et que dans une semaine, j’irai chercher nos chères poules pondeuses et les acclimater à la vie en liberté…

 

L’attente

L’hiver nous a quitté dans un râle glaçant, tapissant les champs d’une neige bien tardive et d’un froid plusieurs fois refoulé.  Il a fallu prendre cela de manière zen, refreiner nos ardeurs et remettre à ces jours ci le début des semis.  Il ne sert à rien de chauffer une serre quand les thermomètres rodent dans les moins dizaines.  Qu’à cela ne tienne car déjà on annonce des journées chaudes, très chaudes même pour ce temps ci de l’année, ce qui va nous permettre de débuter nos semis, les oignons et les poireaux d’abord suivi de près par le céleri-rave, les poivrons, les fines herbes et certaines variétés de fleurs.  C’est un moment privilégié que cette ouverture de la serre à semis, construite en bois, d’abord sur un coup de tête mais décision s’avérant judicieuse quand on a découvert les bienfaits de ce matériau sur l’absorption de l’humidité en serre.  Privilégié donc, car le plaisir est immense de savoir que c’est dans cet endroit contenu que se fomentent les premiers signes de vie en champs, prélude au long fleuve tranquille que sera la saison des cultures.


Vous êtes déjà nombreux à vous être inscrits aux paniers bio 2018 et on invite ceux qui ne l’ont pas encore fait à vous dépêcher à le faire afin de nous aider à mieux planifier notre saison. Cette dernière débutera le 13 juin et finira le 25 octobre pour ceux qui choisissent le programme régulier (20 semaines) et le 22 novembre pour le programme allongé (24 semaines). Le point de chute au marché Atwater débutera le 6 juillet pour finir le dernier weekend d’octobre (17 semaines). Il est possible par contre d’augmenter le nombre de semaines à 20 ou 24 en s’arrimant à un autre point de chute en quartier résidentiel (Le Kitchen, Westmount, Montréal ouest, Ville de Mont-Royal). Plusieurs d’entre vous se cherchent un partenaire avec qui partager un panier. On vous invite à nous écrire à cet effet et nous vous suggérerons des noms de personnes avec qui le faire. Et pour ceux qui aiment le pain au levain, vous pouvez aussi vous abonner aux programmes pain du Capitaine Levain, la boulangerie bio du village de Stanbridge East. Nous espérons vous revoir tous et à très bientôt.

Lancement de la saison 2018

Nous avons mis notre site Internet à jour, les plans de production, de rotation et des engrais verts sont complétés et les boites de semences trônent dans nos bureaux depuis belle lurette.

C’EST DONC AVEC GRAND PLAISIR QUE NOUS ANNONÇONS LA SAISON DES PANIERS BIO 2018 OUVERTE !

Déjà nous vous avions exprimé dans un précédent message que nous ne savions que penser de cet hiver, sa météo en yoyo et ses précipitations déboussolantes (les champs sont verts au moment de vous écrire).  Il faut donc tirer un trait sur cet état de nature et décréter que pour les Jardins d’Arlington, le printemps est là et qu’il faut en saisir toutes les opportunités.

La saison 2018 s’annonce excitante.  Nous la débuterons le 13-14 juin et la compléterons le 24-25 octobre pour ceux qui choisiront la Saison Régulière de 20 semaines (avec livraisons le mercredi ou le jeudi, selon le point de livraison choisi) et le 21-22 novembre pour les abonnés qui désireront s’inscrire pour la Saison Allongée de 24 semaines.  Les paniers pour les abonnés de la Saison Kiosque (17 semaines) du marché Atwater débuteront le 6,7 ou 8 juillet – en fonction du jour de marché choisi – pour se terminer le 26, 27 ou 28 octobre, à la fermeture du marché extérieur à Atwater.  Toujours aux abonnés du marché, il vous sera possible d’ajouter des semaines additionnelles avec cueillette de vos paniers dans un autre point de livraison en suivant les indications sur le formulaire d’inscription.

Côté légumes et afin de ne plus se retrouver à court de tomates italiennes au plus fort de l’été (rappelez-vous de l’été hyper pluvieux de 2017), nous avons investi dans de nouveaux tunnels chenilles et toutes nos solanacées seront produites dans ces abris mobiles, installés au printemps et retirés à l’automne.

Curieux de nature, nous testons de nouvelles variétés de légumes que ce soit dans le monde fascinant des légumes feuilles asiatiques ou celui encore plus jouissif de la tomate, emblème de l’été s’il en est un.  On va prier pour un printemps ‘normal’ et garantir ainsi des fraises dans les premiers paniers et des bleuets plus tard en juillet et août.  Cette année, on a décidé de privilégier le melon d’eau et de vous en donner le plus possible en août et début septembre.

Pour une troisième année, les pains bio du Capitaine Levain sont de retour, au plaisir de tous, j’espère. Nous ne gérons pas bien sûr leurs inscriptions mais vous invitons à visiter leur site Internet ou encore à vous inscrire à leur panier bio pain par les liens sur notre site.

NOUS SOMMES HEUREUX DE REPRENDRE LE ‘COLLIER’ ET ESPÉRONS VOUS RETROUVER NOMBREUX CET ÉTÉ AUX DIFFÉRENTS POINTS DE LIVRAISON


POUR VOUS ABONNER À UN PANIER BIO 2018, VISITEZ NOTRE PAGE D’INSCRIPTION
SI VOUS AVEZ ÉTÉ MEMBRE EN 2016 OU 2017, VOUS DEVEZ VOUS CONNECTER À VOTRE
COMPTE maFERMEBIO À LA FERME
AVANT DE CHOISIR VOTRE POINT DE LIVRAISON

Si vous éprouvez de la difficulté avec votre inscription, ne vous faites pas de souci,
vous pouvez toujours nous joindre par courriel ou par téléphone

Aussi, une fois votre commande placée, si vous ne recevez pas de courriel de confirmation,
veuillez vérifier vos pourriels; il est possible que les paramètres de sécurité de votre service courriel ne laissent pas passer
d’emblée des courriels générés automatiquement par Les Jardins d’Arlington

Hiver yo-yo

La neige a repris ses droits à la ferme.  Après un mois de yoyo durant lequel la nature a soufflé le chaud et le froid, février nous a reconnecté avec un semblant de normalité, quelques journées de froid suivis de quelques journées de neige abondante, au grand plaisir de la génération montante qui trouvait l’hiver bien moribond ces temps-ci.  Cette neige a d’ailleurs été si abondante ces dernières semaines qu’il a fallu intervenir pour libérer les côtés ouvrants de notre serre principale, enterrés par d’énormes accumulations que le soleil blafard et la chaleur ambiante n’arrivaient pas à faire fondre.

Février est aussi, à notre corps défendant, le mois de la paperasse, du remixage des photos du site et du recomptage des semences reçus.   C’est un exercice obligé, rafraichir le site Internet, déménager des fichiers, mettre à jour des rustines mais aussi vérifier les commandes de semences reçus, celles qui sont encore en attente et qu’on veut s’assurer de recevoir d’ici la mi-mars, quand arrivera le moment de partir notre serre à semis.  Février est aussi le mois durant lequel nous commandons notre machinerie plus ou moins lourde; cette année, nous avons jeté notre dévolu sur un transplanteur qui nous permettra enfin de planter droit et donc de sarcler droit.  Ce sera déjà ça de gagné…

Interlude d’hiver

Après un hiatus de deux mois, durant lequel toute allusion à la culture des légumes a été remise aux calendes grecques, ce maraîcher ressent en ce début d’année le besoin de renouer avec sa passion. C’est à se demander pourquoi car il reste encore un autre bon deux mois avant l’ouverture de la serre à semis et n’eut été nos hivers complétement désorientants, une semaine glaciale suivant une autre pluvieuse, j’aurais attendu patiemment les vrais premiers signes du dégel. Mais nous n’avons plus les hivers d’antan et nos champs peuvent passer du blanc aveuglant au vert léger en l’espace de quelques jours, au grand désarroi des vivaces qui aimeraient que nous les laissions tranquilles durant quelques mois.

Ce maraîcher a donc décidé d’aller voir ce qui se passait dans ses pâtures, histoire de dire aux animaux (et à quelques humains) qui empruntent les chemins enneigés de la ferme qu’il n’est pas dupe et qu’il est tout à fait conscient de leur va et vient même si ce n’est que le juste retour des choses, nous qui leur interdisons l’accès aux champs durant la saison des cultures. Chevreuils en quête de grands espaces et de quelques mâchouilles, lièvre poursuivi par un carnassier sadique et dindes sauvages toujours sur le qui-vive, ces animaux se sentent bien dans le creux de l’hiver, libres enfin de donner cours à leurs folles envies. Ne leur gâchons pas ce plaisir, ces moments de liberté ne dureront pas éternellement et déjà ce maraicher sait qu’à l’orée de mars, il faudra mettre le holà dans cette zizanie.

À vous tous, nous vous souhaitons un bon début d’année et la plus belle des santés. Nous vous tiendrons au courant du début de la saison 2018 d’ici quelques semaines.

Une dernière fois

Il a fait un peu froid ces temps-ci à la ferme.  Tellement froid d’ailleurs qu’il a fallu se réfugier dans la chambre froide pour emballer les légumes et monter les paniers!  C’est un peu la beauté et l’inconvénient de nos vieilles bâtisses, elles gardent bien leur fraicheur durant l’été mais arrivé l’hiver, tout le monde plie bagage pour de meilleurs cieux.  À ces températures, on ne peut pas trop demander aux plantes qui perduraient encore en serre… froide.  On a récolté les derniers épinards, seuls légumes feuilles dans vos paniers et laissé là les navets qui faisaient du surplace depuis quelques semaines faute de les avoir plantés plus tôt.  Vous devinerez donc que la plupart des légumes de cette dernière semaine seront des racines…Ce panier sera le dernier de la saison allongée.  Nous vous remercions d’avoir participé avec nous à cette nouvelle expérience vu que nous n’en avions jamais offert auparavant.

À tous, nous vous  souhaitons un bel hiver, de belles fêtes, en espérant vous retrouver nombreux la saison prochaine.  En attendant, au plaisir de vous retrouver tous une dernière fois!

Givre et plantes chenues

Le marché Atwater complété et une bonne moitié des abonnés nous ayant quitté à la fin octobre, les tâches se sont tout d’un coup allégées à la ferme.  L’impensable est même arrivé, nous avons assisté à un premier concert de la saison hivernale à la Cinquième Salle, un voyage nostalgique au cœur d’une Algérie à jamais perdue.  À Stanbridge East, les vents ont soufflé fort, nettoyant tout sur leur passage.  Nous avons même goûté à un deuxième gel mortel, un avertissement aux maraichers qu’il y a une limite à garder des légumes feuilles dans les champs, même si leur seuil de tolérance peut être bien généreux.  Nous avons donc récolté  les feuilles moutardes lundi avant le -4 annoncé pour la région.  Qu’à cela ne tienne, le reste des légumes feuilles est en serre et ceux-là peuvent encore tenir le coup, du moins, on l’espère…

La paix dans nos campagnes est un tant soit peu dérangée par le début de la chasse aux cervidés.  Tôt le matin, ça pistole ici et là, souvent pour la forme car des chevreuils dans nos forêts, il semble y en avoir de moins en moins.  Mais telles nos oies sauvages reprenant la route du Sud aux premiers froids, la gente carnassière se sent un irrésistible besoin de taquiner le lièvre aux abords de novembre.  Drôle de gente, effectivement.  Ces Don Quichotte des temps modernes, accoutrés de leurs gilets fluorescents et de leurs vestes camouflages, vont passer des heures de plaisir à grelotter dans leurs caches en attendant qu’un deux pointes daigne les croiser.  Bon, on s’y habitue et la saison ne dure que deux semaines de toutes façons.

Il y aura du légume dans vos paniers de cette deuxième semaine allongée (carottes, fenouil, betteraves, Pak Choy, etc.) et aussi des feuilles, le kale, la moutarde Fun Jen, de la roquette et des épinards.

Première saison allongée

Cette première incursion à livrer des paniers durant novembre sera une découverte aussi bien pour vous que pour nous.  Va-t-on ramasser les betteraves dans la neige? Va-t-il falloir attendre la mi-journée pour récolter les légumes feuilles tellement ils étaient gelés? Seul le temps nous le dira même si on espère que la température des prochaines semaines ne nous jouera pas de mauvais tours.  Au plaisir de vous retrouver tous et n’oubliez pas qu’il fait sombre assez vite…