Que c’est triste une vieille grange qui part en fumée…
mais c’est ce qui est arrivé à un ami fermier qui vient de perdre le dernier vestige familial d’un monde agricole d’antan. Cette grange, d’une simplicité béate, que je saluais du regard à chaque fois que je prenais la route vers Montréal n’est donc plus, victime de l’insouciance humaine même si inconsciente. Il n’a fallu qu’une petite étincelle pour initier le feu destructeur et en l’espace d’une quinzaine de minutes, la bâtisse était entièrement consumée par les flammes.

Ceux qui connaissent notre ferme savent que ses bâtiments datent à peu près de la même époque, dernier tiers du 19ième,
et que nous avons la chance d’avoir hérité de structures représentatives de cette période où tout se construisait en bois, selon une architecture et des techniques d’ébénisterie que personne ou presque ne peut aujourd’hui répliquer.

Et voilà que je pense à notre belle grange rouge,
plus vieille (et plus grande) encore que celle qui vient de passer au feu, dans laquelle sèchent aujourd’hui les oignons fraîchement récoltés la semaine dernière mais aussi l’ail et bientôt nos courges d’hiver. Ces bâtisses semblent ne plus servir à rien, vu de nos routes, mais à l’intérieur elles vivent encore et pour cela, il faut les ménager et s’en occuper.

Entretemps, revenons à nos paniers :
pastèque, maïs, aubergine, courgette, chou vert, tomates, oignon frais, et plus.

Au plaisir de vous retrouver tous.
